L’automédication

L’automédication : que faire pour ne pas se mettre en danger ?

L’automédication c’est l’utilisation par un patient de son propre chef d’un médicament, accessible avec ou sans ordonnance, pour traiter certains symptômes bien connus, tels que la douleur, la fièvre, le rhume…

En France, le médicament le plus utilisé en automédication pour soulager la douleur est le paracétamol, un antalgique. Pour les anti-inflammatoires, il s’agit de l’ibuprofène. Ce dernier est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). L’automédication est une pratique habituelle pour 8 français sur 10. Ces médicaments peuvent être à l’origine d’effets indésirables, qui peuvent être graves, s’ils sont mal utilisés. En France, depuis janvier 2020, le paracétamol et les anti-inflammatoires ne sont plus en libre accès en pharmacie. Les médicaments vendus en dehors des pharmacies et sur INTERNET ne sont pas des produits sécurisés. Ils peuvent être des contrefaçons, dangereux pour la santé.
Informer sur l’automédication, améliorer le comportement d’automédication sont des actions d’éducation à la santé.

C’est quoi le paracétamol ?

Dafalgan®, Efferalgan®, Doliprane®, Claradol®, etc.

  • C’est un antalgique, c’est à dire que c’est un médicament qui aide à diminuer la douleur.
  • Il est également antipyrétique, cela veut dire qu’il aide à faire diminuer la température corporelle en cas de fièvre.
  • C’est un médicament qui est métabolisé par le foie, donc il peut être toxique pour le foie en cas de surconsommation.

C’est quoi un AINS ?

Ibuprofène®, Aspegic®, Aspirine®, Nurofen®, Voltarène®, Spifen®, etc.

  • Un AINS est un anti-inflammatoire non stéroïdien, c’est une large classe de différents médicaments aux propriétés antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires, tels que l’ibuprofène et l’aspirine.
  • Ils interviennent en bloquant la formation des molécules responsables de l’inflammation (rougeurs, douleurs, gonflements, chaleurs).
  • Ils agissent également sur d’autres organes et sont ainsi susceptibles d’entrainer des effets indésirables.

Quand les utiliser ?

  • L’automédication par des antalgiques ne doit concerner que des douleurs très brèves dont la cause est identifiée. Tel un mal de tête, une blessure superficielle, un coup de soleil ou une brûlure légère etc.
  • Quant aux anti-inflammatoires, ils sont indiqués dans le traitement des migraines, des règles douloureuses, des douleurs après un traumatisme (entorse, tendinite ou douleurs musculaires par exemple), de l’arthrose, etc.
  • Les antalgiques et anti-inflammatoires ne sont pas des traitements à prendre au long cours en automédication, mais à n’utiliser que si le besoin s’en fait ressentir.

Attention aux anti-inflammatoires !

  • Du fait de l’action des anti-inflammatoires sur d’autres organes, il existe des situations où il ne faut pas les utiliser. Par exemple, en cas de maladies virales, en association avec certains médicaments, d’antécédents d’ulcère, chez la femme enceinte etc.
  • Associés à certains médicaments, leurs effets ou celui de l’autre médicament peuvent être modifiés.

Quels sont les risques de l’automédication ?

Les dangers de l’automédication sont multiples :

Un risque d’inefficacité du médicament ou d’aggravation des symptômes si un médicament est pris de manière inadaptée

  • Un risque d’interaction médicamenteuse, si vous prenez déjà d’autres médicaments pouvant ainsi potentialiser ou réduire leurs effets.
  • Erreur de posologie
  • Une méconnaissance de la composition du médicament et un risque de toxicité
  • Un risque de voir un médicament devenir inefficace, voire toxique si les conditions de conservation ne sont pas respectées à la maison ou s’il est périmé.
  • Un risque d’allergie si vous avez des antécédents d’allergies ou si vous prenez déjà un traitement
  • L’automédication peut réduire des symptômes, à l’origine d’un retard de diagnostic.
  • Fausser l’interprétation d’examens biologiques
  • Se traiter par automédication avec des traitements non appropriés peut entrainer d’autres maladies.

L’automédication sans avis médical n’est pas sans risque et doit être envisagé avec prudence. Toujours contacter rapidement si les symptômes persistent un professionnel de santé afin de poser un diagnostic précis.

Comment s’automédiquer en toute sécurité ?

  • Toujours demander conseil à votre médecin ou pharmacie en cas :
    • De méconnaissance du médicament (indications et contre-indications)
    • De persistance d’un symptôme ou de doute sur celui-ci.
    • D’utilisation habituelle d’un autre traitement.
  • Toujours bien respecter les doses, la durée du traitement et les indications.
  • L’automédication est toujours brève, temporaire

Quel sont les bons réflexes ?

  • Achetez vos médicaments en pharmacie.
  • Demander conseil à votre médecin ou pharmacien.
  • Toujours lire la notice, notamment les effets indésirables, interactions médicamenteuses, les contre-indications.
  • Ne jamais prendre ou prêter un médicament anciennement prescrit sans avis médical.

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