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En septembre, parlons de la maladie d’Alzheimer

Maladie d’Alzheimer : mieux comprendre pour mieux repérer et accompagner

À l’occasion de Septembre Mauve et de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre, le CHU de Rouen se mobilise pour mieux faire connaître cette maladie et les maladies apparentées.

Troubles de la mémoire, difficultés à s’orienter, changements de comportement ou perte progressive d’autonomie…

Les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre.

Mieux connaître la maladie permet de repérer plus tôt certaines difficultés, d’orienter les personnes concernées et d’accompagner également leurs proches.

Alzheimer

Une maladie qui concerne de nombreuses personnes

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, comme la maladie à corps de Lewy, la dégénérescence frontotemporale ou certaines pathologies vasculaires, concernent environ 1 400 000 personnes en France.

Elles touchent près de 5 % des personnes âgées de plus de 60 ans et environ 40 000 personnes en Normandie.

La maladie d’Alzheimer représente la cause la plus fréquente de déclin cognitif.

Elle constitue également une cause majeure de perte d’autonomie et d’entrée en institution chez la personne âgée.

Contrairement à une idée reçue, la maladie d’Alzheimer ne concerne pas uniquement les personnes âgées.

Des formes peuvent également apparaître avant 60 ans. En France, au moins 40 000 personnes seraient concernées.

Alzheimer : ce n’est pas une conséquence normale du vieillissement

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative.

Elle est liée à l’accumulation progressive de protéines anormales dans le cerveau.

Ces phénomènes entraînent progressivement une diminution des connexions entre les neurones puis leur perte.

Son évolution est généralement lente et progressive.

Mais les symptômes et leur retentissement peuvent varier d’une personne à l’autre.

Le niveau d’étude, l’existence d’autres maladies ou encore l’environnement de la personne peuvent notamment influencer la manière dont la maladie se manifeste.

Quels signes doivent alerter ?

Les premiers signes peuvent parfois être difficiles à identifier.

Ils s’installent progressivement et ne sont pas toujours immédiatement perçus comme inhabituels par la personne concernée ou son entourage.

Plusieurs difficultés peuvent notamment être observées :

🧠 Des troubles cognitifs

Ils peuvent se manifester par :

  • des oublis d’événements récents ou de choses importantes ;
  • la perte répétée d’objets ;
  • des questions ou des propos répétés ;
  • des difficultés à s’orienter dans le temps ou dans l’espace ;
  • des difficultés à trouver ses mots ;
  • des difficultés à s’organiser ou à anticiper ;
  • des difficultés à calculer ;
  • des difficultés à réaliser certains gestes ou à reconnaître des objets.

💬 Des changements psychologiques ou comportementaux

Certaines personnes peuvent également présenter :

  • de l’apathie ;
  • de l’irritabilité ;
  • de l’anxiété ;
  • de la négligence ;
  • des hallucinations.

🏠 Une perte progressive d’autonomie

Certaines activités du quotidien peuvent devenir plus difficiles :

  • utiliser le téléphone ;
  • effectuer les tâches ménagères ;
  • cuisiner ;
  • se déplacer.

Une perte d’autonomie n’est toutefois pas systématiquement présente lorsque le diagnostic est posé précocement.

Dans certaines situations, des troubles du sommeil, de l’équilibre ou des mouvements inhabituels peuvent également orienter vers une autre maladie apparentée.

Ces difficultés doivent généralement être présentes depuis plusieurs mois et évoluer progressivement.

En cas de doute, vers qui se tourner ?

Le médecin traitant est généralement le premier interlocuteur.

Une consultation peut être proposée à partir d’une plainte exprimée par la personne concernée, par son entourage ou lorsque des difficultés sont constatées.

Le médecin peut réaliser une première évaluation globale des capacités cognitives et du retentissement des difficultés sur la vie quotidienne.

Il peut également rechercher d’autres causes pouvant expliquer les symptômes.

Des examens complémentaires peuvent alors être prescrits.

En fonction de la situation, la personne peut être orientée vers un médecin spécialiste :

  • gériatre ;
  • neurologue ;

Elle peut également être adressée à une consultation mémoire ou à un Centre Mémoire de Ressources et de Recherche.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose sur plusieurs éléments.

Les médecins prennent notamment en compte :

  • les difficultés décrites par la personne et son entourage ;
  • l’examen clinique ;
  • les évaluations cognitives et neuropsychologiques ;
  • les examens biologiques ;
  • l’imagerie cérébrale.

Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de s’appuyer également sur des biomarqueurs.

Ils peuvent notamment être recherchés dans le liquide céphalo-rachidien et, pour certains marqueurs, dans le sang.

Des techniques de médecine nucléaire peuvent également permettre de visualiser certaines lésions cérébrales.

L’ensemble de ces éléments permet aux équipes médicales d’affiner le diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée à chaque personne.

Peut-on traiter la maladie d’Alzheimer ?

À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif permettant de guérir la maladie d’Alzheimer, mais la recherché avance avec des pistes prometteuses (immunothérapie).

La prise en charge repose sur une approche globale et personnalisée.

La prévention occupe également une place importante.

Elle passe notamment par :

  • l’équilibre des facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, le diabète ou l’hypercholestérolémie ;
  • la prévention des infections avec une vaccination adaptée ;
  • l’adoption d’un mode de vie sain ;
  • une activité physique adaptée.

Des traitements médicamenteux peuvent également être proposés dans certaines situations.

D’autres prises en charge, non médicamenteuses, peuvent aider à maintenir les capacités préservées et à limiter le retrait social.

Selon les besoins de la personne, il peut notamment être proposé :

  • un accompagnement en hôpital de jour ;
  • de la rééducation orthophonique ;
  • l’intervention d’une équipe spécialisée Alzheimer ;
  • un accueil de jour ;
  • un accompagnement psychologique.

Ces prises en charge doivent être adaptées aux capacités et aux souhaits de chaque personne.

Accompagner la personne… mais aussi les proches

La maladie d’Alzheimer concerne bien plus que la personne diagnostiquée.

Elle a également un impact important sur son entourage.

En France, environ 3 500 000 personnes seraient concernées directement ou indirectement par la maladie.

Les proches aidants accompagnent progressivement la personne dans son quotidien et doivent également faire face à l’évolution des troubles.

Information, soutien psychologique et solutions de répit peuvent leur être proposés.

Prendre soin des aidants est essentiel pour prévenir leur épuisement et favoriser la qualité de vie de la personne malade comme de son entourage.

Un accompagnement qui s’inscrit dans la durée

La maladie d’Alzheimer est une maladie chronique qui nécessite un accompagnement dans le temps.

Le médecin traitant reste un interlocuteur central du parcours de soins, en lien avec les médecins spécialistes et les différents professionnels qui accompagnent la personne.

Des aides et dispositifs peuvent également être mobilisés en fonction de la situation.

Une assistante sociale peut notamment accompagner les patients et leurs proches dans leurs démarches et l’accès à leurs droits.

Au CHU de Rouen, une filière dédiée aux troubles cognitifs et à la maladie d’Alzheimer

Consultations mémoire, Centre Mémoire de Ressources et de Recherche, hôpital de jour, accompagnement des aidants, recherche…

Les équipes du CHU de Rouen proposent différentes ressources pour accompagner les personnes concernées et leurs proches.

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