Un nouveau parcours de soins a été mis en place en décembre dans le service de rhumatologie afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de goutte.
Cette pathologie fréquente touche près de 1 % de la population française. Contrairement à l’idée reçue d’une maladie ancienne, son incidence augmente dans le monde, notamment en lien avec la progression de l’obésité.
Pourtant, des traitements efficaces et accessibles existent depuis longtemps pour réduire l’uricémie, dissoudre les dépôts de cristaux et prévenir les crises.
Malgré cela, de nombreux patients ne sont pas traités ou seulement lors des crises. Plusieurs freins expliquent cette situation : la goutte est encore perçue à tort comme liée uniquement à des excès alimentaires, et sa dimension chronique est souvent méconnue. S’y ajoutent des sous-dosages fréquents et une observance insuffisante au long cours.
C’est tout l’enjeu de ce parcours de soins qui s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire (rhumatologues, infirmiers, diététiciens, pharmaciens).
A la clinique normande de la goutte, les patients bénéficient :
- d’une évaluation médicale et biologique complète ;
- d’un suivi échographique des dépôts microcristallins ;
- de séances d’éducation thérapeutique individuelles et collectives ;
- de l’apprentissage de l’automesure de l’uricémie capillaire ;
- d’un accompagnement par une infirmière coordinatrice ;
- d’un dépistage des comorbidités associées.
Un axe majeur est l’autonomisation des patients grâce à l’automesure de l’uricémie capillaire, leur permettant de mieux comprendre leur maladie et de devenir acteurs de leur traitement.
Ce parcours s’appuie sur un protocole de recherche académique mené par l’équipe de rhumatologie de l’hôpital Lariboisière (cohorte ReViGoRe40).
Ce projet alliant soin, éducation thérapeutique et recherche clinique, vise à améliorer concrètement la prise en charge des patients atteints de goutte.
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