Une étude de faisabilité sur un panel de 32 femmes enceintes, relative à l’effet analgésique potentiel de la stimulation clitoridienne externe, a été investiguée dans le service de gynécologie obstétrique de 2020 à 2023. Les résultats viennent d’être publiés dans le magazine PLOS ONE.
Les résultats positifs quant à l’acceptabilité (26 femmes sur 32 ont utilisé la méthode proposée d’une vibration mécanique sur la symphyse pubienne au niveau du ligament suspenseur du clitoris) et les chiffres confirmant un soulagement dans de très bonnes proportions, sont un premier pas vers d’autres études étendues à la diversité des douleurs féminines pour une meilleure connaissance de leur corps et une possible gestion non médicamenteuse de la douleur.
« Sans limiter le clitoris au seul plaisir sexuel féminin, en évitant l’écueil et les tabous de la masturbation, cette étude est un encouragement à penser autrement cet organe, peut-être aussi utile que ludique », explique le Dr Manon Bestaux, sexologue au CHU. C’est une étape nécessaire et rigoureuse pour mieux redéfinir sa place dans l’appareil de reproduction, son rôle et ses potentielles fonctions.