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L’hypnose en pneumologie

L’hypnose apaise en bronchoscopie pulmonaire : paroles de soignants

Sonia Barcourt-Bonvallet, aide-soignante

« J’ai pu soulager des patients, en transformant la suggestion négative en suggestion positive. Par exemple : ne plus indiquer que le produit anesthésique n’est pas bon mais dire : Vous me direz ce que vous en pensez après. Ne pas dire : Est-ce que la tête tourne ? mais Comment vous sentez-vous ? Parfois, à la fin de la bronchoscopie, certains nous remercient. De mon côté, je me sens moins démunie face aux patients anxieux, j’ai “des clés” que je peux leur transmettre. »

Alexandra Frère, infirmière

« Une bronchoscopie est un acte invasif, empreint de nombreuses angoisses liées tant à son déroulement qu’à l’attente du diagnostic. Sauf si le patient est demandeur, j’utilise rarement le mot “hypnose” avec lui pour éviter les préjugés. Je lui propose plutôt de petites “astuces” qui vont l’aider. Libre à lui de me suivre. Le patient reste conscient tout au long de l’examen mais il peut réussir à mieux gérer le stress en randonnant en montagne, en profitant du bruit des vagues ou de l’odeur des fleurs de son jardin. Les enfants, à l’imagination débordante, sont impressionnants. Je me suis souvent retrouvée au milieu des princesses, à faire du vélo, à courir après les copains ou bien à me balader avec eux dans un zoo !
Rapidement, j’ai pu constater plus de calme chez les patients, moins de toux, et les retours qu’ils nous font sont positifs. Certains médecins, parfois réticents, ont eux aussi
constaté les bienfaits auprès des patients et sont même parfois demandeurs. L’ambiance générale de la salle d’examen est plus “zen”. »

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