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Le Centre hospitalo-universitaire de la prostate permet une prise en charge rapide, optimisée et surtout personnalisée.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme : il concerne 1 homme sur 8 au cours de sa vie.
En 2015, on estimait à 50 000 les nouveaux cas par an en France.
Le Centre hospitalo-universitaire de la prostate permet une prise en charge rapide, optimisée et surtout personnalisée :
La RCP rassemble urologues, oncologues médicaux et radiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes. Chaque dossier est étudié afin de proposer un traitement et un programme personnalisé de soins selon les référentiels de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l’Institut National du Cancer (INCa).
Contactez les infirmières coordinatrices du Centre de la prostate
Mélanie Dufresne et Laura Bellenger au :
02 32 88 58 88
Chu-prostate@chu-rouen.fr
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Au sein du service de rééducation du CHU de Rouen, une consultation de rééducation spécialisée en urologie a été mise en place pour accompagner les patients qui vont bénéficier d’une intervention de prostatectomie. Ainsi, s’il le juge nécessaire, votre chirurgien peut vous proposer de rencontrer un kinésithérapeute avant l’intervention.
Dans les suites opératoires, certains patients présentent une plus grande fatigue, des troubles de la continence, ou une baisse de la forme physique. Votre chirurgien vous proposera dans ce cas de rencontrer l’équipe de rééducation au sein du service d’urologie.
L’entretien avec un kinésithérapeute du service d’urologie sera le moment privilégié pour faire le point sur votre état de santé physique post-opératoire. Ensemble, vous pourrez faire le choix des modalités de rééducation qui vous serons le plus adaptées.
La prise en charge ré-éducative visera à améliorer l’ensemble de vos capacités physiques, afin de diminuer votre état de fatigue, de vous permettre de pouvoir réaliser les activités de votre vie quotidienne en situation de continence, et d’améliorer votre confort de vie. Enfin, si vous le souhaitez, le kinésithérapeute sera un interlocuteur privilégié spécialement formé pour vous accompagner vers la reprise d’activités physiques.
Hormonothérapie ou chimiothérapie avec un accès à des thérapeutiques innovantes, aux protocoles de recherche nationaux et internationaux.
Accès à la tumorothèque et possibilité d’inclusion dans de nombreuses études cliniques du Comité de cancérologie de l’association française d’urologie (CCAFU) et du Groupe d’études des tumeurs uro-génitales (GETUG).
Question du patient
Je suis âgé de 72 ans. J'ai subi en mars 2006 une prostatectomie radicale élargie pour adénocarcinome prostatique score de Gleason 3+4 atteignant les 2 lobes avec infiltration capsulaire et atteinte des limites chirurgicales au niveau de la partie médiane et postérieure droite, avec une irradiation secondaire qui s'est terminée en août 2006.
Le PSA était à 0.01 en mai 2009, 0.02 en 2010, 0.03 en 2011 et 2012, 0.10 en 2013, 0.94 en 2014, 0.126 en mars 2015, 0.225 en nov 2015, 0.54 en mars 2017, 1.00 en mai 2018, et actuellement 2.21 le 04/06/2019.
Mon urologue m'a prescrit une IRM pelvienne le 9 juillet prochain et une TEP à la Choline le 16 juillet. Pouvez-vous me renseigner sur mon cas et me rassurer car j'ai des doutes sur mon avenir et les résultats d'examen. Est-ce normal ?
Réponse du médecin
Bonjour, vous présentez actuellement ce que l'on appelle une récidive biologique de votre cancer de prostate. Cette évolution est bien connue et courante compte tenu de votre histoire clinique. Votre cancer a été contrôlé pendant plus de 10 ans par la combinaison des traitements locaux (chirurgie et rayons). Actuellement, d'après votre PSA, le cancer est en cours de récidive et un traitement va être nécessaire.
Le but des examens qui vous ont été prescrits est de déterminer le meilleur traitement en évaluant s'il existe une zone identifiable de la récidive qui pourrait faire l'objet d'un traitement (chirurgie ou rayons). Si les examens n'identifient pas de « cible » (ce qui est le cas le plus fréquent), il faudra alors envisager un traitement général (systémique) par hormonothérapie.
D'une manière générale, le pronostic du cancer de prostate à votre stade reste bon, mais nécessitera cependant très probablement un traitement au long cours.
Question du patient
J'ai 56 ans et suis en pleine activité. À la suite d'une biopsie de prostate, on vient de déceler un adénome prostatique de grade 3+3 (Gleason 6) visible sur 2 prélèvements (sur 12) côté gauche : G2 lésion 7 mm et G3 lésion 1 mm. Mon taux de PSA est de 4,96. Mon père a développé un cancer de la prostate vers 70 ans.
Peut-on classer ma tumeur en T2a ? Dans ce cas peut-on qualifier cet état de « risque faible » ? On me propose en priorité la prostatectomie totale mais aussi la surveillance active ou la curiethérapie. Je ne me sens pas prêt pour la mutilation que représente la prostatectomie, cependant j'ai besoin d'éléments de réflexion, en particulier d'évaluation objective (chiffrée) des risques liés à chaque traitement.
En cas de surveillance active :
- Y a-t-il un risque à répéter les biopsies ?
- Peut-on évaluer le risque de métastase qui subsiste si la surveillance est effectuée selon le rythme préconisé ?
En cas de prostatectomie :
- Quel est le pourcentage d'incontinence permanente ?
- Quel est le pourcentage de dysfonction érectile ? Ou, à l'inverse, quel est le pourcentage de récupération normale de ces fonctions ?
- La chirurgie par robot assisté limite-t-elle ces risques ?
- Pourquoi la curiethérapie ne permet plus l'ablation ultérieure ?
- Quel est le pourcentage de risque de traitement imparfait et de récidive en cas de curiethérapie ?
Compte tenu de l'enjeu, je souhaite disposer d'un avis médical complémentaire. Sous quel délai puis-je obtenir un rendez-vous avec l'un des médecins de votre équipe du CHU de Rouen ? Devrai-je refaire tout le parcours de diagnostic (échographie, IRM, biopsie) ?
Réponse du médecin
Concernant le stade de votre maladie, il me manque les données du toucher rectal pour déterminer exactement le stade. Si celui-ci est normal, il s'agirait d'un stade T1c plutôt que d'un T2a qui signe une anomalie localisée au toucher rectal.
Concernant le risque de votre tumeur, en effet si le toucher rectal est normal ou retrouve une anomalie sur moins de la moitié d'un lobe, votre tumeur est à classer comme de faible risque.
En cas de tumeur de faible risque, le « traitement » de référence aujourd'hui repose sur la surveillance active. La chirurgie ou la curiethérapie sont des options valides mais de 2e intention. Si vous êtes inquiet des effets secondaires des traitements comme la chirurgie, la surveillance active est donc probablement la meilleure option (sous réserve qu'il s'agisse bien d'un faible risque).
L'objectif de la surveillance active est d'éviter les effets secondaires d'un traitement, voire de le retarder, en ne traitant que si le cancer change de catégorie pronostique.
Les données des études les plus récentes nous permettent aujourd'hui de savoir que la surveillance active bien conduite pour les cancers de faible risque ne fait pas augmenter le risque de progression métastatique ni de décès par cancer de prostate. Même en cas de progression avec nécessité de traitement en cours de surveillance active, le traitement différé apporte les mêmes résultats à long terme qu'un traitement immédiat. Pour ce qui est des modalités de surveillance active, oui, il est nécessaire de réaliser une nouvelle série de biopsies pour confirmer que les premières n'ont pas sous-évalué la tumeur. Idéalement ces biopsies doivent être réalisées de façon ciblée, guidées par les résultats d'une IRM, afin de réduire leur nombre et augmenter la qualité des prélèvements.
Pour ce qui est des résultats de la chirurgie, ils dépendent de nombreux facteurs. L'incontinence urinaire permanente ou totale est rare, inférieure à 2 % un an après la chirurgie ; en revanche une incontinence transitoire en postopératoire est fréquente et récupère le plus souvent au cours des mois qui suivent l'intervention grâce à une rééducation adaptée. Concernant les érections, là encore les résultats sont très variables et dépendent fortement de la qualité des érections préopératoires. Il est cependant communément admis que plus de la moitié des hommes opérés verront leurs érections impactées en postopératoire.
Enfin, si vous souhaitez un deuxième avis au CHU, les délais sont relativement courts : vous pourrez avoir un rendez-vous au Centre hospitalo-universitaire de la prostate d'ici la fin du mois de juillet ou début août. Vous pouvez contacter le 02 32 88 58 88 ou le 02 32 88 66 67 pour prendre rendez-vous. Aucun besoin de refaire tout le parcours à condition que vous apportiez les résultats avec vous.
Question du patient
J'ai plusieurs questions à propos d'une tumeur maligne de prostate :
- La durée d'hospitalisation est de combien de jours en général ?
- Quelles sont les séquelles possibles ou les inconvénients de cette opération ?
- Le problème d'érection est-il permanent ou, avec des traitements style Viagra, l'érection est-elle possible ? Ou plus du tout d'érection après l'opération ?
- Les problèmes urinaires sont de quel ordre ?
- Après cette ablation, y a-t-il besoin de rayons, de chimio ?
- Le suivi après l'opération se fait sous quelle forme ?
- Le risque de métastases est-il élevé ?
Réponse du médecin
La prostatectomie nécessite entre 2 et 5 jours d'hospitalisation selon les habitudes du service qui vous opère.
Les deux principaux effets secondaires postopératoires sont les possibles fuites d'urines (incontinence urinaire), le plus souvent transitoires pendant quelques semaines ou mois suivant l'intervention ; une récupération est donc le plus souvent possible. Classiquement 90 % à 95 % des patients sont secs un an après l'intervention et moins de 5 % présentent des fuites sévères invalidantes, pour lesquelles des solutions chirurgicales existent.
Concernant les érections, là encore les résultats sont très variables et dépendent fortement de la qualité des érections préopératoires. Il est cependant communément admis que plus de la moitié des hommes opérés verront leurs érections impactées durablement en postopératoire.
Si une chirurgie est envisagée, le plus souvent aucun traitement complémentaire n'est nécessaire, sauf dans le cas des cancers de haut risque pour lesquels une irradiation complémentaire et une hormonothérapie sont le plus souvent réalisées. Au stade localisé, il n'y a pas d'indication de chimiothérapie. En postopératoire, si aucun traitement complémentaire n'est nécessaire (cas le plus fréquent), un suivi du dosage du PSA est nécessaire pour le cancer, initialement tous les 6 mois. Par ailleurs, le suivi et l'encadrement de la récupération de la continence et des troubles de l'érection sont également organisés.
Question du patient
Après 2 mois d'hormonothérapie (Enantone 30 mg) et avant radiothérapie pour cancer de la prostate, mon PSA est de 0,23 ng/ml (il était de 18,8 ng sous Avodart avant hormonothérapie). Je suis toujours sous Avodart (encore pour 1 an).
Sachant que ce médicament divise artificiellement le PSA par 2, faudra-t-il corriger le PSA pendant tout le traitement ? Un taux de 0,23 correspondrait en fait à 0,23 x 2, soit 0,46 ng/ml. Est-on alors dans les normes ?
Réponse du médecin
Dans votre cas, votre PSA est très faible et a très bien répondu au traitement hormonal. Plus que sa valeur brute, c'est la cinétique de celui-ci qui est importante ; pour vous, cette décroissance très importante est tout à fait rassurante et la preuve du bon contrôle du cancer par le traitement hormonal. Tout est donc dans la norme à ce stade.
Question du patient
J'ai 52 ans. J'ai commencé à avoir des problèmes de santé en 2015. En décembre 2015, on m'a opéré de la vessie suite à la découverte d'un diverticule vésical de 4 cm (le rapport d'intervention indique : incision du col, diverticule vésical, incision cervico-prostatique). J'ai ensuite refait une échographie puis un scanner qui a décelé la maladie de Cacchi-Ricci, une multitude de petits cristaux dans les reins qui peuvent provoquer des coliques néphrétiques au moment de leur évacuation.
En avril 2016, j'ai fait ma première crise de colique, pour laquelle j'ai dû être hospitalisé une nuit sous perfusion. J'ai ensuite refait une analyse de sang qui a décelé un PSA de 6,39, alors que j'avais 1,61 dix mois plus tôt.
Sachant que la détection la plus rapide offre le meilleur taux de guérison, dois-je faire une biopsie le plus rapidement possible (quel est le degré d'urgence ?) ou attendre les résultats de l'IRM et de la radio prescrites par mon urologue (résultats le 7 juillet) ? Le taux anormal de PSA peut-il être dû à l'opération de décembre ou à la crise de colique d'avril ? La dernière prise de sang a eu lieu après cette crise.
Réponse du médecin
Avant de réaliser les biopsies prostatiques, il est indispensable de pratiquer une IRM prostatique (recherche d'une lésion cible suspecte) et un dosage de contrôle du PSA : une élévation de celui-ci est possible suite à un épisode infectieux lors de la colique néphrétique.
Question du patient
J'ai une vessie neurologique à cause d'une maladie neurologique évolutive incurable. Je me sonde 8 à 10 fois par jour et j'ai recours tous les 6 mois à des injections de toxine botulique au bloc opératoire sous anesthésie générale. J'ai 33 ans.
Tout cela constitue-t-il des facteurs aggravants ? Quels sont les premiers signes ou symptômes ? L'urologue qui me suit est-il le bon interlocuteur ou dois-je consulter un spécialiste complémentaire ?
Réponse du médecin
Il convient de poursuivre un suivi régulier de votre vessie neurologique par un urologue, au moins de façon annuelle. Les auto-sondages ne constituent pas un facteur de risque pour le cancer de prostate ; néanmoins, compte tenu du risque de prostatite chronique, il serait intéressant de contrôler votre PSA.
Question du patient
Je me suis fait opérer d'un cancer de la prostate il y a 4 ans et j'ai toujours des incontinences urinaires ainsi qu'une impuissance sexuelle. Est-ce normal ? Que puis-je faire ? Y a-t-il un remède à ce problème ?
Réponse du médecin
Les deux principales complications de la prostatectomie radicale sont l'incontinence urinaire et l'impuissance sexuelle. Si une incontinence urinaire invalidante persiste à distance de la chirurgie malgré une rééducation adaptée renforçant le verrouillage périnéal, il convient de l'évaluer (pad-test des 24 h), voire de réaliser un bilan urodynamique pour envisager une éventuelle chirurgie correctrice : pose de bandelette sous-urétrale, ballonnets péri-urétraux, voire au maximum l'implantation d'un sphincter artificiel urinaire.
Sur le plan sexuel, en cas d'échec du traitement médicamenteux (Viagra ou Cialis), il est préconisé de réaliser des injections intra-caverneuses d'Edex, permettant le plus souvent d'obtenir des érections provoquées satisfaisantes tout en évitant une fibrose irréversible et progressive des corps caverneux.
En soutenant la Fondation du CHU de Rouen, vous contribuez à l’amélioration des soins, de l’accueil des patients et à la recherche.
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