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Qualité de l’air extérieur

D’où provient la pollution ?

Elle est en partie d’origine naturelle :

  • Plantes produisant du pollen.
  • Moisissures.
  • Érosion des sols.

Mais elle provient en majorité de l’activité humaine :

  • Transports (trafic routier).
  • Bâtiments (chauffage).
  • Agriculture (engrais, émissions animales).
  • Gestion des déchets (stockage, incinération).
  • Industries et usines de production d’énergie.

Quels sont les principaux polluants ?

  • Les particules ou poussières en suspension (PM) : principalement retrouvées en zone urbaine, elles proviennent du trafic routier, des industries, du chauffage individuel.
  • Les composés organiques volatils (COV) ; regroupant de nombreux composés toxiques. Ils proviennent des transports, de l’industrie chimique, du chauffage individuel, de l’agriculture… Ils participent à la formation d’ozone et de particules.
  • Les composés gazeux courants :
    • Les oxydes d’azotes (NOx), regroupant le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2) : ils proviennent du trafic routier, du chauffage individuel et des engrais azotés.
    • Le dioxyde de souffre (SO2), provenant de la combustion du charbon ou du fioul.
    • L’ammoniac (NH3) provenant de l’agriculture.
    • Le monoxyde de carbone (CO) provenant du trafic routier et des chauffages individuels.
    • L’ozone (O3), formé secondairement à partir des oxydes d’azotes, du monoxyde de carbone et des COV sous l’effet du rayonnement solaire.
  • Les polluants organiques persistants (POP), comprenant les hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP) : provenant du chauffage individuel, brulage de déchets verts, incinération des ordures.
  • Les métaux lourds, provenant de l’incinération des ordures, de la combustion du charbon et du pétrole, et du trafic routier. Ils sont généralement liés aux particules.
  • Les pollens proviennent de la végétation.
  • Les moisissures naissent de l’humidité.

Quelles en sont les conséquences ?

Nous sommes exposés à ces polluants avec notre respiration, mais aussi par contact avec notre peau. Ils présentent sur notre santé des conséquences immédiates et à long terme. C’est un véritable enjeu de santé publique actuellement. En effet, ces polluants sont responsables de nombreuses pathologies : essoufflements, allergies, asthme, bronchite ; et aggravation des pathologies respiratoires déjà présentes. D’autant plus que ces molécules ont bien souvent un effet synergique (« effet cocktail ») : les polluants ont des effets plus importants lorsqu’ils sont pris ensemble que séparément. Les particules sont particulièrement nocives : cancérigène certifié, il a également des conséquences certaines sur le système cardiovasculaire et respiratoire, et d’autres effets sont suspectés notamment neurologiques (démences) et sur la reproduction.

Les effets dépendent de la nature du polluant, de la dose inhalée et de la durée d’exposition, des habitudes personnelles (tabagisme) et de la vulnérabilité (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, asthmatiques, etc.) De plus, ces polluants ont également des effets néfastes sur l’environnement. En effet, ils provoquent des pluies acides, des dépôts azotés et une intoxication à l’ozone ; ce qui nuit à la biodiversité.

 

Que faire ?

Pour soi, comment éviter les risques pour sa santé ?

Limiter les expositions :

  • Pour les pollens, il faut éviter la surexposition (tonte du gazon, jardinage, etc.), éviter d’ouvrir ses fenêtres en pleine journée, éviter d’étendre son linge dehors et rincer ses cheveux (le pollen s’y dépose facilement).
  • Pour les polluants (surtout en cas de pic de pollution), limiter les activités physiques (en plein air comme à l’intérieur), éviter les déplacements sur ou à proximité des grands axes routiers. Néanmoins il est tout de même recommandé de continuer à aérer chez soi.

 Si les gênes sont récurrentes et/ou incommodantes, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

Ces recommandations sont d’autant plus importantes chez les personnes fragiles : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées, asthmatiques, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes sensibles.Pour l’environnement ? (diminuer la pollution).

Pour l’environnement, chacun peut agir pour préserver la qualité de l’air

Pour le chauffage

  • Préférer les inserts ou les cheminées à foyer fermé plutôt qu’à foyer ouvert, moins efficaces et plus polluantes.
  • Face à une installation trop ancienne, la remplacer pour une machine plus performante, moins polluante et plus simple d’utilisation est une bonne alternative.

Conseil ! Des aides financières sont disponibles pour remplacer votre installation.

  • Utiliser un combustible de bonne qualité, pour améliorer le rendement et diminuer l’émission de polluants (par exemple « France Bois Bûche »).
  • Suivre les consignes d’utilisation et veiller à l’entretien régulier des installations permet de veiller à leur bon fonctionnement.

Pour les transports

  • Limiter l’usage de la voiture et privilégier les autres modes de transports ; tels que le vélo, la marche à pied, les transports en commun…
  • Favoriser le covoiturage et l’autopartage.
  • Adapter la conduite, en roulant moins vite et moins brutalement.

Conseil ! De plus, cela consomme moins d’essence qu’une conduite agressive.

  • Choisir des véhicules moins polluants et en remplaçant les modèles anciens.

 

 

vélo en ville

Au jardin

  • Le brulage des végétaux est une pratique extrêmement polluante qui est interdite. Il faut emmener ses déchets verts à la déchetterie.

Conseil ! Les utiliser en tant que compost ou en paillage pour votre jardin pourra améliorer votre sol.

 

  • Sources : ADEME, Santé Publique France, Ministère des Solidarités et de la Santé.

 

 

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