Retour
  • patiente-gynecologue-infirmière-cancer

Cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus, 4e cause de cancer dans le monde, est lié à une infection à Papillomavirus (dans pratiquement tous les cas).

Depuis 15 ans le cancer du col de l’utérus est évitable en France grâce aux vaccins anti-HPV.

la vaccination

Le papillomavirus est un virus responsable de huit localisations de cancer dont le col de l’utérus. Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. La plupart des femmes en sont porteuses dès le début de leur activité sexuelle car le préservatif ne protège que partiellement contre la transmission.
Le dernier vaccin anti-HPV commercialisé (Gardasil® 9) protège contre les infections à HPV en cause dans 90 % des cancers du col de l’utérus. Les effets secondaires sont rares (réaction cutanée, fièvre, malaises).

Depuis janvier 2021, la vaccination est recommandée pour toutes les filles et tous les garçons âgés de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible entre 15 et 19 ans, remboursé par la sécurité sociale.

le dépistage

La vaccination n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer du col de l’utérus, d’où l’importance du dépistage. Il permet de dépister des lésions pré-cancéreuses ou cancéreuses et de les traiter à un stade précoce. Depuis 2019, les moyens de dépistage ont changé selon l’âge des femmes :

  • Un dépistage par frottis cervico-utérins de 25 à 29 ans
    2 frottis à 1 an d’intervalle puis un nouveau dépistage 3 ans plus tard si les résultats des 2 premiers sont normaux.
  • Un dépistage par test HPV de 30 à 65 ans
    1 test HPV 3 ans après le dernier frottis normal, ou dès 30 ans si pas de test antérieur, puis tous les 5 ans.

Le test, remboursé par la sécurité sociale, peut être réalisé par le gynécologue, le médecin généraliste ou la sage-femme (également en centre de planning familial, laboratoire de biologie médicale…)

le traitement

Le cancer du col touche fréquemment la femme jeune. Son traitement permet rarement de préserver la fertilité.
Pour les stades précoces, le traitement est chirurgical, plus ou moins associé à une curiethérapie. Pour les stades avancés, un traitement par radiothérapie-chimiothérapie est recommandé puis par curiethérapie.

Quelques chiffres

3 000 nouveaux cancers en France

© CHU de Rouen - Tous droits réservés