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Stimulation cérébrale profonde

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d’Alzheimer. Elle constitue une cause majeure de handicap chez le sujet âgé. Rare avant 45 ans, la maladie de Parkinson touche des sujets plus âgés, avec un pic autour de 70 ans. Au total, entre 100 000 et 120 000 personnes sont touchées en France, et environ 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année.

La prise en charge de la maladie de Parkinson est avant tout une prise en charge médicale qui vise à compenser le déficit en dopamine. Néanmoins après 5 à 10 ans de traitement, des complications motrices de ce traitement (blocage, fluctuation dyskinésies) peuvent survenir. C’est à ce stade que la stimulation cérébrale profonde doit être envisagée.

La technique consiste à implanter des électrodes le plus souvent dans le noyau subthalamique, afin d’émettre des impulsions électriques grâce à un boitier implanté sous la peau. Cette approche thérapeutique concerne entre 400 et 500 personnes par an en France. Compte tenu de son caractère invasif, elle est réservée aux patients présentant un handicap important lié aux fluctuations motrices ou aux dyskinésies et capables de supporter l’intervention. Ce traitement n’est pas un traitement curatif de la maladie et ne stoppe pas son évolution. Mais elle permet de réduire de manière significative les symptômes moteurs dits « dopa-sensibles » et améliore considérablement la qualité de vie des patients.

Autres pathologies du mouvement

La stimulation cérébrale profonde est également proposée en routine dans le traitement de 2 autres pathologies du mouvement :

 1- le tremblement essentiel chronique de l’adulte

 2- la dystonie.

Cette dernière pathologie qui atteint le plus souvent des sujets jeunes regroupe un ensemble très hétérogène d’affections et seules certaines formes de dystonie peuvent être « traitées » chirurgicalement. La technique chirurgicale est exactement la même que pour la maladie de Parkinson mais c’est la cible à viser dans le cerveau qui change : c’est le thalamus pour le tremblement essentiel et le pallidum interne pour la dystonie. La encore, cette approche thérapeutique est le plus souvent très efficace sur les mouvements anormaux et améliore la qualité de vis des patient stimulés de manière significative et durable.

Activité de recherche

D’autres pathologies notamment psychiatriques peuvent être améliorées par cette la stimulation cérébrale avec des indications qui restent plus du domaine de la recherche que de  la pratique clinique courante.

La prise en charge des ces pathologies du mouvement nécessite une prise en charge multidisciplinaire dans laquelle intervient les services de neurologie (Pr Maltête, Dr Lefaucheur), de neurophysiologie (Pr Welter), de neuro-radiologie (Pr Gerardin, Dr Magne), de psychiatrie (Pr Guillin, Dr Desbordes) et de neurochirurgie (Pr Derrey). Le CHU de Rouen traite par stimulation cérébrale profonde entre 20 et 24 patients par an toutes pathologies confondues.

 

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