Retour

L’hypnose en physiologie

L’hypnose endort en neurophysiologie

L’hypnose est intégrée et utilisée au sein de l’unité du sommeil depuis plus de quinze ans. Françoise Dault, cadre de santé, assure les consultations d’hypnose pour les patients que lui adressent les médecins de neurophysiologie. Depuis peu, sous son impulsion, l’hypnose est utilisée pour rendre plus confortables certains examens tels que l’électromyogramme ou les potentiels évoqués.

Isabelle Lievre-Dumont, infirmière

« L’accompagnement par l’hypnose nous permet d’obtenir une réponse graphique de meilleure qualité et un vécu moins douloureux pour le patient. »

Julie Dente, infirmière

« Pendant la désinfection du cuir chevelu autour des électrodes implantées en vue d’une intervention chirurgicale pour l’épilepsie, j’ai pu “faire partir le patient ailleurs” et permettre ainsi le bon déroulement du pansement pourtant douloureux. »

Carole Affagard, infirmière

« J’ai utilisé cette technique lors d’un électroencéphalogramme chez un enfant de trois ans, très perturbé à l’idée de dormir dans la salle d’examen sans ses parents. Passionné de voitures rouges, il est “parti” dans un monde automobile et a créé son garage à plusieurs étages. Au fil du temps, il s’est apaisé, son débit verbal s’est ralenti et il s’est endormi. À son réveil, avec un grand sourire, il a dit avoir dormi “comme mes voitures au garage” ! »

L’hypnose soulage en physiologie digestive, urinaire et respiratoire

Orianne Garconnet, technicienne

« Nous réalisons des examens qui peuvent être désagréables voire douloureux. Les patients sont généralement stressés en arrivant dans le service. L’hypnose a modifié ma façon de présenter les examens en bannissant certains mots (douleur, désagréable) et en en privilégiant d’autres (confortable). Je propose au patient stressé un petit exercice pour rendre l’examen plus confortable. Ayant ainsi son accord, j’utilise souvent une induction par catalepsie des paupières et j’installe une protection avant d’introduire la sonde. Le retour des patients est souvent positif. »

© CHU de Rouen - Tous droits réservés