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Recommandations pour le diagnostic électroencéphalographique de la mort cérébrale

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L’électroencéphalogramme (EEG) est historiquement le premier examen complémentaire qui a pemis de confirmer la mort encéphalique. Un tracé nul quelle que soit la stimulation effectuée, authentifie la mort encéphalique. Depuis 1989, les recommandations de la société française de neurophysiologie concernant la réalisation technique de l’électroencéphalogramme sont suivies.. L’électroencéphalogramme ne peut être réalisé et validé que lorsque la présence de toxiques neuro-dépresseurs est éliminée et lorsque le sujet est réchauffé au moins au delà de 35°.

Certaines observations rapportent un examen clinique de mort encéphalique et un électroencéphalogramme avec une activité électrique persistante. Dans ces cas, il faut mettre en doute l’électroencéphalogramme le répéter et le cas échéant pratiquer une artériographie. L’interprétation de l’EEG doit Ítre faite par un médecin qualifié et les résultats transmis par écrit. La nouvelle réglementation précise qu’il faut effectuer deux EEG de durée égale à 30 minutes et à quatre heures d’intervalle.

L'électroencéphalogramme doit être pratiqué dans des conditions précises pour permettre la confirmation diagnostic de mort encéphalique. La société Française de neurophysiologie a préconisé les recommandations suivantes:

 

Cas particulier de l'enfant.

Jusqu’à l’âge de 5 ans, la législation actuelle préconise de réaliser deux électroencéphalogrammes à intervalle de temps laissé à la discrétion des pédiatres ou des réanimateurs. Certaines difficultés d’enregistrement et d’interprétation peuvent être rencontrées chez les tout-petits. Les distances inter-électrodes sont faibles, les artefacts sont plus importants que chez l’adulte, en particulier la diffusion de l’électrocardiogramme, les fréquences respiratoires et cardiaques sont élevées. Les désordres métaboliques et la sensibilité aux thérapeutiques sédatives rendent l’interprétation plus difficile que chez l’adulte. Les faux positifs et les faux négatifs ont surtout été rapportés pour la période néonatale. Enfin l’anoxo-ischémie est la cause la plus fréquente de mort encéphalique chez le tout-petit dont le cerveau a des facultés de récupération importante ; ceci conduit à préconiser un intervalle de temps suffisamment prolongé entre les deux électroencéphalogrammes.

27 Janvier 1998
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