La thèse de Nicolas Griffon – Modélisation, Création et Évaluation de Flux de Terminologies et de Terminologies d’Interface. Application à la Production d’Examens Complémentaires de Biologie et d’Imagerie Médicale – s’est réalisée au sein du CHU de Rouen en collaboration avec l’APHP. La problématique relevait de l’interopérabilité entre Systèmes d’Information en Santé. Les intérêts théoriques, cliniques et économiques, de l’informatisation des prescriptions au sein des établissements de santé sont nombreux : diminution du nombre de prescriptions, amélioration de leur pertinence clinique, diminution des erreurs médicales. Ces bénéfices restent théoriques car l’informatisation des prescriptions est, en pratique, confrontée à de nombreux problèmes, parmi lesquels les problèmes d’interopérabilité et d’utilisabilité des solutions logicielles. Dans ce travail nous sommes partis de l’hypothèse que l’utilisation de terminologies d’interface au sein de flux de terminologies permettrait de dépasser ces problèmes. L’objectif principal de la thèse était de modéliser et développer ces flux de terminologies avec une application à la production d’examens de biologie et d’imagerie médicale. Ensuite il a été question d’en évaluer les bénéfices en termes d’interopérabilité et d’utilisabilité. Des techniques d’analyse des processus ont permis d’aboutir à une modélisation des flux de terminologies qui semble commune à de nombreux domaines. La création des flux proprement dits repose sur des terminologies d’interface, éditées pour l’occasion, et des Ressources Termino-Ontologiques qui sont des référentiels nationaux ou internationaux reconnus. Pour l’évaluation, et faisant suite au travail de Master d’E. Ghassemi, des méthodes spécifiques mises au point lors du travail d’intégration du langage graphique VCM au sein du moteur de recherche de recommandations médicales et de Dossiers Patients Informatisés, ont été appliquées. Les flux de terminologies créés induisaient d’importantes pertes d’information entre les différents SIS. En imagerie, la terminologie d’interface de prescription était significativement plus simple à utiliser que les autres terminologies, une telle différence n’a pas été mise en évidence dans le domaine de la biologie. Si les flux de terminologies ne sont pas encore fonctionnels, les terminologies d’interface, elles, sont disponibles pour tout établissement de santé ou éditeur de logiciels et devraient faciliter la mise en place de logiciels d’aide à la prescription.

  • Date soutenance : 20 octobre 2013.
  • Jury : Pr. Stéfan Darmoni (Directeur), Dr. Lina Soualmia (Co-encadrante), Dr. Aurélie Névéol (Co-encadrante), Pr. Savoye-Collet (Rapporteur), Pr. Eric Lepage (Rapporteur), Dr. Marie-Christine Jaulent, Dr. Philippe Massari
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