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Rapport de présentation: Deuxième tranche |
IV - IMPACT ATTENDU DU PROJET.
4-1 - Objectifs et stratégie du projet.
4.1.1 - Objectifs du projet.
  Le projet consiste à opérationnaliser les investissements de la première Tranche pour permettre l'ouverture de l'établissement dans des conditions satisfaisantes et comprenant une actualisation des évaluations initiales qui se révèlent insuffisantes au stade actuel de réalisation notamment pour les instruments 1 - Investissement immobilier et 5-1- Etudes.
Cette deuxième tranche s'intègre dans le processus engagé pour conduire ce projet à terme et dans les meilleures conditions pour le partenaire bénéficiaire.
4.1.2 - Stratégie et actions à mener.
  L'hypothèse retenue et admise par l'ensemble des professionnels de la santé concernés vise à réaliser ce projet avec un souci d'intégration et de complémentarité avec les structures existantes. Aussi, les unités pédiatriques du Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo (CHN-YO) sont-elles partiellement maintenues avec une redéfinition de leurs missions.
La stratégie vise à recentrer certaines activités pédiatriques de cet établissement et à transférer les autres au niveau du nouvel hôpital pédiatrique.
Pour sa part, le Centre Hospitalier National Pédiatrique aura vocation d'être l'établissement de soins actifs en relation avec les services de soins de santé de premier niveau. A cet effet, une capacité opérationnelle de 122 lits a été retenue pour assurer l'accueil des enfants de 0 à 14 ans dans des conditions conformes aux règles d'hospitalisation, pour des séjours les plus courts possibles et pour prendre en compte les pathologies pédiatriques dominantes (médicales et chirurgicales).
Répondant aux priorités de santé publique cet établissement n'abritera pas des services de spécialités pédiatriques. Il fera appel autant que de besoin au plateau technique du CHN-YO en particulier pour l'O.R.L., l'ophtalmologie, la stomatologie, la pédopsychiatrie. Le niveau de développement sanitaire du pays ne permet pas encore d'envisager d'hyper-spécialistes en pédiatrie dans de tels services, alors que les besoins ne sont pas encore satisfaits pour l'ensemble du pays.
Enfin, il est important que ce centre hospitalier s'intègre au dispositif de santé urbaine de la ville de Ouagadougou. Il sera donc important de favoriser les liens entre l'établissement et le réseau des centres de santé urbains. A cet effet, il est déjà prévu, au titre des conditions de la tranche 1 la mise en place d'un comité ad hoc chargé de redynamiser les activités de santé maternelle et infantile dans les structures périphériques permettant de référer vers l'hôpital les seuls cas justifiant une hospitalisation.
Comme prévu, l'exécution de la première tranche s'effectue en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Rouen (C.H.U) avec lequel deux conventions ont été signées. Une convention de maîtrise d'œuvre pour les études et la conduite des travaux de construction et une convention de partenariat portant sur un appui à la formation, à la réalisation des équipements et à la mise en œuvre opérationnelle afin de faire du Centre Hospitalier National Pédiatrique un site pilote d'application de la récente loi hospitalière.
En effet, il sera donc plus simple d'appliquer la loi hospitalière de façon cohérente et dans tous ses aspects, dans un hôpital neuf, organisé et géré de façon moderne, par des équipes encadrées, formées, motivées et soucieuses de contribuer à l'amélioration du système de santé.
Le financement du présent projet va principalement permettre de conduire les actions prévues au titre de la convention de partenariat signée avec le CHU de Rouen le 10 avril 1998 dont les principaux axes d'intervention portent sur :
  Le volet formation fait l'objet de différents programmes comprenant les formations de longue durée (après concours ou sélection), et des stages de spécialisation de courte durée ainsi que l'organisation de séminaires et ateliers au profit des personnels médicaux et paramédicaux amenés à travailler dans cette nouvelle structure. Une convention particulière est passée pour chaque stagiaire entre le Ministère de la santé et le Service de Coopération et d'Action Culturelle garantissant notamment une affectation au CHNP de trois à cinq ans des personnels formés. Les programmes de formation sont prévus pour se poursuivre jusqu'en septembre 2000.
En outre avant l'ouverture, des missions de formateurs du CHU de Rouen permettront l'organisation et l'animation d'ateliers et séminaires, au profit des personnels affectés, portant sur l'organisation et la pratique des soins, l'hygiène et le management hospitalier.
Les actions prévues comprennent :
L'ensemble de ces actions bénéficieront de l'appui des cadres techniques du CHU de Rouen. A cet effet, un plan d'actions a été défini et approuvé (copie jointe en annexes).
Cette contribution vise à accompagner la nouvelle équipe de direction dans la mise en place des structures et des outils de gestion.
Ainsi le partenariat avec le CHU de Rouen est fortement mobilisé tant pour la conception des actions que pour leur mise en œuvre. Cette démarche devrait conduire, après l'ouverture, à un jumelage pouvant servir de soutien technique à l'établissement, notamment en matière de formation.
Par ailleurs, ce financement va permettre l'actualisation des Instruments 1- Investissement immobilier et 5-1 - Etudes, de la première tranche.
En effet, nonobstant les efforts entrepris avec le CHU de Rouen, chargé de la maîtrise d'œuvre (convention signée le 26 juin 1998), pour respecter le programme technique et réduire le coût des travaux de construction, les résultats de l'appel d'offres des travaux ont révélé un dépassement imprévu. L'entreprise classée "mieux disante" a présenté une offre définitive d'un montant à hauteur de 15,95 MF pour une dotation initiale prévue à 12,5 MF.
Le dépassement se justifie en effet par :
Par ailleurs, il aurait été imprudent de vouloir différer l'exécution des travaux sachant que le coût n'en pourra être que plus élevé dans les mois à venir et compte tenu de la qualité des offres présentées.
Enfin, toutes réductions des prestations prévues dans le programme technique du projet auraient dénaturé le concept d'Hôpital Pédiatrique "National". Le plateau technique et la logistique représentent près de 70 % du coût des travaux bien que prévus avec des installations à minima.
Aussi, afin de permettre la poursuite de l'exécution du projet selon le calendrier arrêté conjointement avec les autorités burkinabè, une modification du cadre d'exécution prévisionnel (CEP) a été demandée et acceptée par décision n° 000048/SPE/PM/FAC en date du 19 mars 1999 pour le transfert des crédits d'un montant de 3,5 MF, prévus initialement pour la réalisation des installations techniques biomédicales et de logistique, sur la ligne de crédits affectés aux investissements immobiliers.
Dans la même logique, le coût des études initialement prévu à hauteur de 0,8 MF doivent être réactualisés et portés à un montant de 1 MF. Un avenant à la convention de maîtrise d'œuvre sera signé avec le CHU de Rouen.
En conséquence, cette seconde tranche d'un montant de 6,7 MF permettra outre les actions développées supra de réaliser, pour un montant équivalent, les équipements biomédicaux d'exploitation et de logistique nécessaires afin de remettre aux autorités bukinabè un établissement opérationnel, adapté aux besoins et capable de répondre aux exigences de la mise en œuvre de la loi portant réforme hospitalière pour laquelle une convention est en cours de financement (projet n° 98012600).
Enfin, ce financement permettra également de soutenir le fonctionnement pour la phase de démarrage, par la réalisation des dotations initiales indispensables en médicaments, fournitures pharmaceutiques et autres consommables.
4.2 - Viabilité économique du projet.
  La viabilité économique du projet repose sur les moyens humains et financiers qui seront mis en œuvre pour le fonctionnement de cet établissement hospitalier mais aussi sur les mécanismes gestionnaires qui y seront appliqués ( statuts, organigramme, tarification, suivi du recouvrement, maîtrise des dépenses, contrôle des activités, etc...). Aussi, avant son ouverture, toutes les conditions économiques et financières devront être réunies pour garantir la viabilité et la pérennité du projet.
Dans ce cadre, la convention de financement de cette tranche 2 comprendra, en annexe, l'esquisse d'un budget prévisionnel de fonctionnement.
4.3 - Analyse des effets attendus.
  Les effets attendus par la création d'un hôpital à vocation pédiatrique à Ouagadougou sont essentiellement d'ordre social et institutionnel. Un impact sur l'évolution de la santé des enfants découlera sans qu'il soit possible de le mesurer de manière explicite. Les facteurs explicatifs d'une évolution des indicateurs de santé ne peuvent se résumer au rôle d'une seule institution de soins aussi performante soit-elle.
4.3.1 - Effets sociaux.
  Ce projet vise à l'amélioration de la prise en charge sanitaire des enfants par :
- une extension des capacités d'hospitalisation et de soins du secteur pédiatrique avec une complémentarité entre les deux établissements publics de référence de la capitale, à savoir le Centre Hospitalier National Yalgado Ouedraogo et le Centre Hospitalier National Pédiatrique,
- l'augmentation de la couverture en soins pédiatriques en élargissant l'offre aux soins,
- une meilleure accessibilité aux soins pour les enfants de toutes les couches sociales,
- la garantie d'une possibilité de faire appel à un centre de référence pour les formations sanitaires périphériques travaillant en complémentarité avec lui,
- l'amélioration des conditions d'accueil et de prise en charge en urgence,
- une réponse aux principales pathologies de l'enfant,
- une contribution à l'amélioration de l'état sanitaire de la population pédiatrique,
- une contribution à l'amélioration du développement économique et social.
4.3.2- Effets institutionnels.
  Le processus engagé par ce projet doit apporter une crédibilité supplémentaire aux réformes menées par le Ministère de la santé et permettre d'accélérer leur mise en œuvre. Ceci renforcera le rôle important de l'Etat qui doit maintenir son aide à un niveau suffisant pour garantir un fonctionnement harmonieux des établissements hospitaliers.
De même, l'établissement pourra être un site de formation de référence pour les personnels médicaux et paramédicaux. L'impact sur le budget national est également non négligeable en raison de la réduction des charges de santé liées à certaines évacuations sanitaires à l'étranger, souvent réservées aux familles les plus favorisées, qui pourrait en résulter.
Enfin, la diffusion et la vente de médicaments essentiels sous nom générique au niveau de la pharmacie hospitalière soutiendra la mise en œuvre de la politique nationale du médicament.
4.4 - Perspectives après clôture du projet.
La création d'une nouvelle structure hospitalière va engendrer des charges récurrentes importantes qui devront être financées par l'Etat et les populations. En fait pour les ménages, elles devraient être moindres avec un meilleur rapport coût/efficacité notamment au profit des cas sociaux.
Pour l'Etat, son appui devra être maintenu à un niveau suffisant pour pérenniser les acquis du projet. Afin d'aider le Ministère à la mise en œuvre opérationnelle de cet hôpital, une assistance technique est prévue pour un appui à la gestion, à la coordination des soins et au fonctionnement des laboratoires/pharmacie. Le jumelage avec le CHU de Rouen devrait contribuer à la formation continue des personnels et à l'organisation de stages. Enfin, le désengagement financier de la France et de son assistance technique devront se faire progressivement.
Ainsi, on peut légitimement espérer que le projet sera une réussite pour l'Etat Burkinabé et la Coopération Française.
| Ce site est hébergé par le CHU de Rouen. | Maître Toile:Brahima CISSE |
Mise à jour le 15/12/1999 |