Fréquence de la tourista
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| Carte faite par le Dr Jean Philippe Leroy d'après Santé et Voyages du Dr E. Caumes - sep 96 - |
Agent pathogène:
On retrouve fréquement des diarrhées polymicrobiennes et des diarrhées sans germes
identifiables (48 à 68 % selon les études), néanmoins Escherichia coli
(entérotoxinogéne = ETEC) est la bactérie la plus souvent en cause (jusqu'à 60 % des
cas). Il est aussi retrouvé des : Shigelles, Salmonelles, Campylobacter, Giardia,
Rotavirus...
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Clinique:
La plupart du temps la diarrhée survient dans les 7 premiers jours du séjour. Elle est
définie par la survenue de plus de 3 selles liquides par jour associées à un ou
plusieurs des symptômes suivant : malaises, douleurs abdominales, nausées, vomissements,
plus rarement une dysenterie qui est caractérisée par des selles glairo-sanglantes. Il
peut aussi exister : fièvre, frissons, céphalées, myalgies, arthralgies, asthénie,
anorexie. Cette diarrhée peut durer 5 jours, au rythme de 3 à 10 selles par jour. Un
malade sur 5 est alité; l'hospitalisation, rare, est nécessaire si il y a une
déshydratation et dans les formes sévères.
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Traitement et prévention:
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Il repose d'abord sur la réhydratation, surtout en cas de diarrhée abondante et durable
plus ou moins associée à des vomissements. Une boisson équilibrée avec une
alimentation riche en sucre suffisent. Le traitement infectieux repose sur les
antiseptiques intestinaux (nifuroxazide -ex : Ercéfuryl®, Panfurex®-),
suivis si les troubles persistent d'antidiarrhéïques inhibiteurs de l'enképhalinase ou
ralentisseurs du transit (type : racécadotril -ex: Tiorfan®-, ou lopéramide
-ex: Imodium®-). Enfin les antibiotiques de la famille des quinolones
représentent le meilleur traitement en cas de trouble sévère, à forte dose pendant un
durée courte de 1 à 3 jours. Toutefois une résistance de certains Campylobacter
existe en Asie du Sud-Est. Il faut rappeler les possibles accidents de phototoxicité
(interaction avec le soleil , allant jusqu'à des brûlures aux deuxième degré) et la
contre indication aux enfants et femmes enceintes.
La prophylaxie repose sur la régle : "Boil it, cook it, peel it or forget it".
Elle consiste donc à surveiller son alimentation : peler les fruits, éviter les
crudités, ne boire que des boissons de marques reconnues et encapsulées ou une eau
rendue potable (voir [3] dans les
trousses de santé), ou de façon générale : thé, café, infusion et aliments servi
à plus de 65°C, . De nombreux essais de chimioprophylaxie ont donné des résultats
satisfaisants, mais les effets secondaires possibles de ces produits n'encouragent pas
leur prise (voir tableau). Le nifuroxazide a apporté un certain confort, sans risque
d'effets secondaires, mais rend les examens diagnostiques (par culture de selle)
difficiles en cas d'échec.
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diarrhée du voyageur
Les noms commerciaux notés ® ou © ne sont cités que pour améliorer la compréhension. Des équivalences existent selon le pays d'achat . L'abréviation "ex:" signifie : à titre d'exemple. |
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Mis à jour le 17 mai 1999 par Jean Philippe Leroy |