résumé
de communication
dossier : pollution atmosphérique - études
expérimentales chez l'homme - évolution de la qualité
de l'air en Alsace
notes de lectures
Résumé de communication
:Le syndrome sérotoninergique
Mise au point : XIX International Congress – EAPCCT - Dublin
22-25 juin 1999
Synthèse réalisée par Christine TOURNOUD (Strasbourg)
Définition et mécanismes
:Significations statistiques des signes cliniques
Whyte I.M., Hunter Area Toxicology Service. Newcastle Mater Hospital
Australia.
Dans notre série de 504 patients ayant ingéré une drogue sérotoninergique,
le pourcentage des patients présentant un signe clinique inclus dans les
critères de Sternbach est variable (82,9 % pour l'hyperréflexie, 12,2 % pour
les myoclonies). Beaucoup d'autres signes ont été décrits dans la
littérature comme étant associés au syndrome sérotoninergique. La proportion
de patients présentant un des critères selon Sternbach a été comparée au
nombre des patients ayant le même signe clinique et ayant absorbé des drogues
sérotoninergiques mais n'entrant pas dans la définition du syndrome
séroto-ninergique. Ces données ont permis de calculer un odds ratio qui
indique la chance d'avoir un syndrome sérotoninergique si ce signe clinique est
présent comparé à celle lorsque ce signe est absent.
Ainsi, les tremblements ont l'odds ratio le plus élevé.
Ce qui a permis de classer les différents signes cliniques évocateurs en
signes majeurs si l'odds ratio > 10, et en signes mineurs si l'odds ratio
< 10.
En conclusion, alors que l'existence du "syndrome sérotoninergique ″
en tant qu'entité spécifique n'est pas prouvée, il est clair qu'il existe une
constellation de signes corrélés à l'excès de sérotonine. La définition
précise du "syndrome sérotoninergique" étant impossible, il est
nécessaire d'identifier les patients ayant des signes d'imprégnation
sérotoninergique afin de les faire bénéficier d'un traitement adéquat.
Prise en charge et traitement
Dawson A., Hunter Area Toxicology Service. Newcastle Mater Hospital
Australia.
La difficulté réside en l'établissement du diagnostic. Bien que les critères
de Sternbach soient les plus utilisés, ceux-ci sont limités et souvent
subjectifs. Il serait utile d'établir un système de score pouvant guider le
traitement et mesurer la réponse thérapeutique. A partir des 24 signes et
symptômes observés dans les intoxications aux drogues sérotoninergiques, nous
avons établi par régression logistique un score permettant d'identifier les
patients les plus graves. Les décès rapportés surviennent surtout en cas
d'association de drogues synergiques (ex : IMAO et inhibiteurs de la recapture
de la sérotonine). Ce sont les signes cliniques, et notamment l'existence de
fièvre et de myoclonies, qui sont prédictifs de l'évolution. Le traitement
symptomatique comportant la ventilation mécanique et l’administration d’antipyrétiques
est efficace excepté dans les cas les plus sévères. Certains patients devront
recevoir des antagonistes de la sérotonine. Il n'existe aucune étude
contrôlée permettant d'établir l'efficacité de ces antagonistes. Il est
maintenant évident que la plus grande partie du syndrome sérotoninergique est
médiée par les récepteurs 5-HT2. Malgré le grand nombre d'antagonistes du
5-HT2 existants, seuls la cyproheptadine et la chlorpromazine bénéficient
d'études cliniques et expérimentales.
Nous avons traité 45 patients ces 6 dernières années. Ces 2 médicaments sont
efficaces sur les symptômes les plus aigus. Les doses initiales ainsi que la
durée du traitement sont empiriques et dépendent des signes cliniques.
Certains antipsychotiques ayant une affinité pour les récepteurs
sérotoninergiques pourraient constituer une voie d'avenir.
La cyproheptadine est bien tolérée et peu toxique. Elle possède une grande
affinité avec le récepteur 5-HT2a. Elle est utilisée chez les patients ayant
un syndrome de gravité moyenne. La dose initiale est de 8 mg, à renouveler 2
heures plus tard si les symptômes persistent.
Une dose supérieure (20 à 30 mg) pourrait être plus efficace. L'inconvénient
de ce traite-ment est lié à l'absence de forme injectable.
La chlorpromazine est un antagoniste du récepteur 5-HT2. elle est disponible
sous forme orale et injectable. Ce traitement est utilisé préférentiellement
chez les patients ventilés, ayant une absorption digestive diminuée
(administration préalable de charbon activé) ou un syndrome séroto-ninergique
sévère. Ce médicament est sédatif et vasodilatateur, nécessitant une
expansion volémique préalable. La dose initiale est de
25 à 50 mg en IV lente ou 50 à 100 mg par voie orale.
Ce syndrome nécessite une définition plus rigoureuse. De nombreux agents
thérapeu-tiques semblent prometteurs et pourraient bénéficier d'une étude
clinique.
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de communication
dossier : pollution atmosphérique - études
expérimentales chez l'homme - évolution de la qualité
de l'air en Alsace
notes de lectures
Le dossier :
Pollution atmosphérique
Cette synthèse a été réalisée par la rédaction à partir des exposés de B. FESTY et W. DAB et de l’article qui en est tiré, "Pollution atmosphérique", Encycl Méd Chir (Elsevier, Paris), Toxicologie-Pathologie professionnelle, 16-001-C-10, 1999, 12 p. Elle fait suite à la réunion scientifique du 13 septembre 1999 qui portait sur ce thème et s’est tenue à l’Hôpital Fernand Widal à Paris.
Introduction
Si les phénomènes de pollution
atmosphérique (PA) sont à l’origine de vives préoccupations
environnementales, il en découle aussi des préoccupations d’ordre sanitaire.
En effet, l’air est, pour l’être humain, un "aliment" spécifique
et indispensable et, contrairement aux autres aliments, il est impossible à
purifier. L’appareil respiratoire constitue une voie d’exposition
privilégiée pour les aérocontaminants biologiques ou chimiques, gaz ou
particules inertes ou biologiques, qui peuvent avoir des effets nocifs
apparaissant à court ou long terme. Citons les pathologies pulmonaires, qui
occupent une place importante en santé publique, puisqu’elles sont la
quatrième cause de mortalité (40 000 décès par an en France) et concernent
plusieurs millions de sujets atteints de façon aiguë et surtout chronique
(asthme, bronchite chronique).
Définitions
En 1967, le Conseil de l’Europe
définit comme suit la pollution atmosphérique :"Il y a pollution de l’air
lorsque la présence d’une substance étrangère ou une variation importante
dans les proportions de ses composants est susceptible (compte tenu des
connaissances scientifiques du moment) de provoquer un effet nocif, de créer
une nuisance ou une gêne."
L’échelle des pollutions atmosphériques va de l’individuel au planétaire,
avec de nombreuses interactions qui en font la complexité, de même que la
variété des aérocontaminants, de nature physique, biologique ou
microbiologique, responsables d’effets toxiques, allergiques ou infectants
avec la possibilité de synergies. Ne sera considérée ici que la pollution
atmosphérique urbaine ou suburbaine. Seront exclus les aérocontaminants
radioactifs ou microbiologiques, la pollution intérieure aux espaces clos et
les phénomènes globaux, tels que retombées acides, ozone stratosphérique
("couche d’ozone") et effet de serre. La séquence des principaux
événements allant des sources d’émission à l’impact sanitaire en passant
par l’évolution environnementale des polluants, les teneurs ambiantes (immissions)
et les expositions humaines, forment le cadre nécessaire à une compréhension
globale de ces phénomènes et de leurs déterminants.
Evolution historique
Connue depuis l’Antiquité, la
pollution atmosphérique n’a pris une place importante dans la vie sociale qu’à
partir des années 50, marquées par une séries d’épisodes majeurs. C’est
en effet en décembre 1952 à Londres, alors qu’un brouillard épais avait
envahi l’agglomération, que l’on nota une recrudescence de troubles ORL,
pulmonaires et digestifs parmi la population, ainsi qu’un surcroît d’hospitalisations
et un excès de mortalité de 4000 cas. Les teneurs en "acidité
forte" et en "fumées noires" atteignirent plusieurs milligrammes
par mètre-cube d’air. Ces événements sensibilisèrent d’autres États. A
Paris, les premières mesures des niveaux de pollution datent de la fin des
années 50.
De 1950 à 1970, la pollution atmosphérique était perçue essentiellement
comme localisée, de type acido-particulaire et urbaine ou industrielle, et ses
répercussions sanitaires considérées comme la conséquence de niveaux
particulièrement élevés de pollution qu’on allait s’efforcer, avec
succès, de diminuer progressivement.
Les répercussions environnementales intéressaient peu, hormis à proximité de
certaines zones industrielles, par des effets sur les végétaux et/ou les
animaux (Rouen, Lacq, vallées alpestres).
Les années 1970-1980 ont vu la reconnaissance des effets acidifiants et/ou
oxydants sur les systèmes lacustres (Canada, Scandinavie), puis forestiers
(Europe centrale et occidentale), du fait des polluants "transfrontières".
La prise de conscience définitive des impacts globaux de la pollution s’est
faite au cours de la décennie 1980, avec la montée des enjeux planétaires
liés à la consommation croissante d’énergie. C’est au cours de ces
années que s’est également produit le réveil de l’épidémiologie du
risque atmosphérique. Il est alors apparu que des niveaux relativement faibles
de polluants peuvent être reliés à des effets sanitaires en termes de
mortalité et de morbidité. La création, en 1971, d’un secrétariat d’Etat
à l’Environnement, a accéléré le processus de lutte contre la pollution.
Une nouvelle loi sur l’air fut adoptée en 1993.
Sources d’émissions et polluants
atmosphériques d’origine anthropiques, typologie,
caractéristiques et déterminants
Les sources peuvent être classées en
fonction de plusieurs critères, selon qu’elles sont fixes ou mobiles,
ponctuelles ou diffuses, qu’elles soient le produit d’une combustion ou qu’elle
résultent de phénomènes plus spécifiques.
Les sources fixes sont les installations de combustion individuelles,
collectives ou industrielles, les installation de combustion des déchets et les
installations industrielles et artisanales : métallurgie, sidérurgie,
pétrochimie, cimenteries, chimie.
Les sources mobiles sont les transports, maritimes, aériens mais surtout
terrestres avec les véhicules à moteur à allumage commandé ou diesel. Les
parts respectives de ces sources varient en fonction des caractéristiques des
agglomérations. Elles sont soumises à divers paramètres : activités locales,
climat, importance relatives des sources ponctuelles ou diffuses,
caractéristiques des effluents. Les polluants essentiels des sources fixes
dérivent de l’oxydation du carbone organique des combustibles, d’impuretés
(soufre) et de l’azote de l’air. Ce sont es oxydes de carbone (dioxyde CO2,
monoxyde CO), le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote, NOx
et les particules, PM (particulate matter), qui sont des imbrûlés
constitués de carbone organique et d’impuretés (métaux) des combustibles.
Il faut y ajouter des substances comme l’acide chlorhydrique (HcL), le
méthane (CH4), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),
les chloro-fluorocarbures (CFC), des métaux, des composés organiques volatils
(COV) ou persistants (COP), telles les dioxines, leur diversité reflétant
celles des activités industrielles. Quant aux polluants des sources mobiles,
ils proviennent surtout des effluents d’échappement moteur, mais aussi de l’évaporation
des essences.
Il s’agit principalement de CO et CO2, NO, des hydrocarbures
aromatiques monocycliques (HAM), des particules fines en suspension (PM), ainsi
que SO2 pour les moteurs diesel et plomb (Pb) pour les moteurs à
essence, des COV (aldéhydes et acides organiques).
Polluants indicateurs
Devant le nombre de ces polluants émis
par différentes sources, la mauvaise connaissance que l’on a d’eux et l’impossibilité
à les déterminer tous, un choix d’indicateurs de pollution a été effectué
en fonction de divers critères : type de sources, possibilité de mesurage,
nocivité potentielle, évolution chimique ou photochimique.
Ainsi, pour les sources fixes, les indicateurs majeurs sont SO2, PS,
NOx, HCl, dioxines. Pour les véhicules automobiles, les émissions sont suivies
par les indicateurs CO, NOx, HC, et PM et SO2 pour les véhicules
diesel.
Evolution des émissions en France
D’un point de vue méthodologique,
celle-ci est difficile à estimer. On peut cependant affirmer que la part des
émissions automobiles par rapport aux émissions globales est majeure pour CO,
NOx et Pb, importante pour HC, les COV non méthaniques et CO2. De 1970 à 1994,
on observe une diminution de CO, NOx et PM.
Pour une période plus récente et des polluants plus nombreux, le CITEPA
(Centre interprofessionnel d’études de la pollution atmosphérique) montre
une diminution notable de tous les indicateurs, toutes sources confondues, à l’exception
de NOx, quasiment stabilisés, et de CO2, toujours en augmentation.
Cette évolution globalement favorable résulte des efforts importants de
dépollution entrepris par les émetteurs industriels et du choix français de l’énergie
nucléaire aux dépens des combustibles fossiles.
On observe cependant une croissance relative de la part des transports,
principalement routiers. Les progrès technologiques considérables concernant
les moteurs, les carburants (S et Pb) et les dispositifs de dépollution des
effluents (pots catalytiques trois voies obligatoires depuis 1993 pour les
moteurs à essence) ont été neutralisés par l’accroissement du parc de
véhicules et du trafic, notamment urbain et suburbain.
De plus, et malgré les progrès techniques, les émissions particulaires des
moteurs diesel restent préoccupantes.
Devenir des polluants dans l’environnement
Les polluants émis sont dispersés
dans l’atmosphère et/ou déposés dans l’environnement, tout en subissant,
éventuellement, des modifications physico-chimiques.
Le principal facteur impliqué dans ces deux processus, transfert et
transformation, est la météorologie, qui joue sur des phénomènes de
turbulence et d’irradiation.
Transfert des polluants
Dans la troposphère ont lieu des
mouvements d’air horizontaux et verticaux.
Les mouvements horizontaux (brise) influent sur la dispersion des polluants à l’échelle
locale. Le mouvement vertical de l’air, donc des polluants, peut quant à lui
être annulé par la couche d’inversion de température (couches supérieures
d’air plus froides) qui forme une sorte de couvercle s’opposant à la
dispersion verticale des polluants, lesquels s’accumulent alors en basses
couches.
Transformation des polluants
L’atmosphère peut être considérée
comme un immense compartiment réacteur chimique et photochimique ; diverses
transformations des polluants, de primaires en secondaires, contribuent à son
autoépuration. Mais ce mécanisme se traduit par la naissance d’espèces
chimiques plus ou moins réactives sur les plans physico-chimique et biologique.
La formation d’ozone troposphérique, associée à celle de nombreuses autres
espèces, constitue un phénomène de plus en plus important et préoccupant. Il
s’agit d’un processus photochimique (rayonnement UV, longueur
d’onde >290 nm) mettant en jeu des composés carbonés (HC, COV, CO) et les
NOx.
Il correspond au dérèglement d’un équilibre production-destruction d’O3
lié à la photolyse du NO2 par des sous-produits oxydés des
composés carbonés, issus pour une bonne part de la circulation automobile. Le
phénomène est plus ou moins important selon l’ensoleillement et les
concentrations respectives en NOx et HC-COV. Cette forme de pollution se
manifeste au niveau régional, et la concentration en O3 est
détectée à plusieurs dizaines de kilomètres sous les vents des villes
émettrices.
Il résulte de ces deux phénomènes une grande hétérogénéité
spatio-temporelle de l’air urbain, et les niveaux de pollution se révèlent
difficiles à quantifier et à comparer d’une agglomération à l’autre, d’un
pays à l’autre, d’une époque à l’autre.
Les données rapportées depuis la fin du XIXème siècle pour les plus
anciennes, permettent néanmoins de dessiner des tendances générales.
Immissions urbaines ou qualité de l’air
ambiant
La qualité de l’air en milieu urbain
est déterminée par divers facteurs interactifs dominés par les sources d’émissions
et leurs conditions d’activité, la topographie locale et les phénomènes
climatiques et météorologiques. L’aérosol atmosphérique, très complexe,
est constitué de deux phases, gazeuse et particulaire, interactives et
évolutives.
Il contient une multitude de composés dont nous ne connaissons que quelques
constituants ; aussi des polluants indicateurs représentatifs permettent de
faciliter la surveillance de l’air. Les principaux indicateurs
systématiquement mesurés sont : SO2 particules sous diverses formes
classées selon leur diamètre, CO, Pb, NOx, O3, et plus rarement SO4
NO3, HAM, HAP, métaux.
Effets sanitaires
En milieu urbain, l’air est, avec le
bruit,le seul facteur de l’environnement véritablement présent et
perceptible. Par leurs diverses actions sur l’organisme, les multiples
polluants respirés peuvent provoquer une toxicité à court ou long terme.
Méthodes d’études
Difficultés méthodologiques
Ce n’est plus tant sur la toxicité
aiguë liée à des doses importantes de polluants que sur la toxicité
chronique due à de faibles doses, que l’on s’interroge aujourd’hui. Pour
étudier l’exposition humaine, à laquelle tout un chacun est soumis, on ne
peut mettre en oeuvre les approches épidémiologiques classiques qui consistent
à comparer la fréquence des maladies ou des décès chez des groupes exposés
ou non exposés. On notera que les teneurs des principaux polluants ayant
diminué, il en est de même pour l’intensité de leurs effets. Il en résulte
des réactions d’une moindre gravité, au niveau individuel en même temps qu’une
moindre proportion de personnes touchées, au niveau collectif.
Enfin, les pathologies en question sont d’étiologie multiple et ne sont pas
spécifiques d’un polluant : établir un lien de causalité reste donc chose
délicate.
Différentes approches
Différentes méthodes permettent d’évaluer
les risques sur la santé de la PA dans un contexte de faibles teneurs en
polluants.
Notions d’exposition
Pour qu’un effet pathogène se
produise, il faut que les polluants pénètrent dans l’organisme. L’exposition
désigne cette interaction entre l’homme et son environnement. La dose externe
quantifie le contact entre le milieu et l’organisme. La dose interne
représente la quantité biologiquement disponible. Savoir qu’une substance
est toxique ne suffit pas : il faut aussi connaître les doses pour pouvoir
quantifier les risques. Ainsi les effets de la PA sont dose-dépendants. La dose
reçue dépend de trois facteurs : la concentration des polluants dans l’atmosphère,
la durée de l’exposition et le niveau d’activité physique, qui détermine
la quantité d’air inspirée.
Groupes à risque élevé
Les individus sont inégaux face à la
PA : certains y sont plus sensibles, soit qu’ils ont un terrain fragile, soit
qu’ils sont exposés à d’autres facteurs de risque.
On peut avancer que les plus vulnérables appartiennent aux groupes suivants :
les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et leur foetus,
les cardiaques, les insuffisants respiratoires, les asthmatiques et les
bronchitiques chroniques, les fumeurs, les personnes qui, de par leur
profession, sont en contact avec des produits chimiques.
Propriétés toxiques des principaux polluants
Chacun des principaux polluants possède des effets spécifiques. Mais en
pratique, il est difficile de discerner leur nocivité respective, car on les
respire tous en même temps. Néanmoins, des études réalisées en laboratoire
chez l’homme ou l’animal ont permis de mettre certains de ces effets en
évidence. En voici un rappel succinct :
Mais, avec la généralisation de l’essence
sans plomb, l’air n’est plus une source majeure d’exposition.
Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans l’action de mélanges
complexes de faibles teneurs en polluant restent mal cernés, surtout dans le
cas de l’impact cardiaque de la PA.
Effets à court terme
La recherche médicale sur les effets
de la PA est très active de par le monde, comme en témoignent les nombreuses
études publiées au cours des dix dernières années.
Elles ont porté sur différents types de pollution urbaine (acido-particulaire
et photo-oxydante) et différents effets sanitaires : mortalité,
hospitalisation, niveau d’activité des médecins et des services d’urgence,
symptômes, absence au travail, fonction pulmonaire.
Si la plupart de ces travaux ont analysé la relation à court terme entre
exposition et indicateurs de santé, peu d’entre eux ont étudié leur
relation à long terme, pour laquelle les connaissances actuelles restent
lacunaires.
Mortalité
A la fin des années 70, les
épidémiologistes pensaient qu’avec la réduction des teneurs des principaux
polluants obtenue grâce aux premières politiques de prévention, la PA n’avait
plus d’impact sanitaire décelable.
De nouvelles approches proposées par des chercheurs américains et basées sur
des méthodes d’analyse des séries temporelles ont néanmoins montré la
persistance de risques individuels faibles mais significatifs en termes
statistiques, alors même que les valeurs limites recommandées pour les
différents polluants étaient respectées.
Ces résultats ont été également observés en Europe, lors de l’étude
APHEA portant sur 15 villes, c’est-à-dire 225 millions d’habitants au
total. Il s’agissait de fournir des estimations quantitatives de l’impact de
la PA sur la mortalité.
Pris dans leur globalité, les résultats obtenus démontrent un rôle
pathogène notamment pour SO2 et PM. Appliqués à la population
française vivant dans des villes de 250 000 habitants, et sous une hypothèse
de causalité, ils correspondent à 900 décès prématurés pour l’exposition
aux PM de source automobile et 200 pour le SO2 de même source.
Morbidité
Dans l’état actuel des
connaissances, il paraît difficile de démontrer le rôle de la PA dans la
production des maladies ; elle serait plutôt susceptible d’aggraver des
pathologies préexistantes, comme l’asthme.
On note une relation significative, mise en évidence par des études de panels
d’asthmatiques, entre les variations quotidiennes des niveaux de pollution et
la fréquence et l’importance des symptômes ressentis, la fonction
respiratoire, la consommation de médicaments anti-asthmatiques.
Cas particulier des particules fines
Si les PM font l’objet d’une
attention particulière depuis quelques années, c’est pour deux raisons
principales :
tout d’abord, leurs teneurs dans l’atmosphère n’ont plus tendance à
évoluer favorablement et la forte diésélisation du parc automobile français
fournit un motif d’inquiétude supplémentaire. Ensuite, les particules,
notamment les plus fines (diamètre < 10 µm), constituent le polluant le
plus souvent associé aux différents effets sanitaires.
L’ensemble de études épidémiologiques permettant d’analyser le rôle de
ces particules fournit des résultats d’une grande cohérence. Une
augmentation des concentrations en particules a été retrouvée associée à
court terme (quelques jours) à des excès de risque de mortalité, en
particulier d’origine cardiorespiratoire, d’hospitalisation pour maladie
respiratoire, d’aggravation de l’asthme, de symptômes respiratoires de plus
longue durée et enfin d’altération de la fonction pulmonaire. Même si les
mécanismes biologiques de l’action des particules restent mal compris, ces
résultats indiquent que celles-ci constituent un important facteur de risque
pour la santé.
Cas particulier de l’ozone
O3 est l’autre substance
qui suscite actuellement beaucoup d’intérêt en raison des épisodes
répétés de pollution photo-oxydante ("pics") donnant lieu à de
fréquentes "alertes" estivales. Tout l’O3 inhalé est
biologiquement actif. On dispose de nombreuses études expérimentales (homme et
animal) et épidémiologiques permettant d’identifier la nocivité de ce gaz.
A court terme, chez l’homme sain, une exposition durant de quelques minutes à
quelques heures à O3, à partir de 100 µg/m3, provoque une
diminution de la fonction pulmonaire et un accroissement de la résistance des
bronches accompagnés d’une réaction inflammatoire.
Là encore, cela signifie que les asthmatiques forment un groupe
particulièrement sensible aux effets de O3.
On retrouve chez eux une augmentation de la fréquence et de la gravité des
crises. De façon globale, l’exposition à O3 a été retrouvée
associée à une augmentation des hospitalisations et de la mortalité, aux
États-Unis. Typiquement, un accroissement des teneurs quotidiennes de ce gaz de
100 µg/m3 est associé à un risque de mortalité majoré de 50 %. Cependant,
il semble que, lors d’une exposition répétée durant quelques jours, se
produisent des phénomènes possibles d’adaptation physiologique : mais ces
mécanismes demeurent mal connus.
Effets à long terme
Les effets à long terme (plusieurs
années) de la PA sur l’organisme sont plus difficiles à étudier que ses
effets à court terme. Cela est imputable au rôle du tabac, si puissant qu’il
induit un bruit de fond où il est délicat de discerner un signal clair lié à
la PA.
Certaines études ont montré que l’exposition prolongée à la pollution
urbaine pouvait diminuer de façon durable la fonction respiratoire, et d’autres
suggèrent une légère augmentation du risque de cancer du poumon, bien
inférieur cependant à celui provoqué par le tabac. Certaines substances
adsorbées à la surface des particules fines, comme le benzo-a-pyrène, sont
également considérées comme cancérogènes.
Enfin, dans une étude américaine ayant suivi 8000 adultes de six villes durant
seize ans, l’association retrouvée la plus forte avec le risque de mortalité
met en cause les PM.
Principales incertitudes
S’agissant de l’impact à court
terme de la PA sur l’organisme, voire sur l’espérance de vie, des
incertitudes demeurent. La question de savoir si la relation entre PA et santé
se caractérise ou non par un seuil est l’une des plus complexes qui soient.
Aucun seuil n’a pu être mis en évidence par les études écologiques
temporelles, même aux faibles teneurs en polluants.
Conclusion
A travers de nombreuses études
épidémiologiques, il apparaît que la pollution atmosphérique peut être
considérée comme un facteur de risque.
Les dirigeants des pays industrialisés ont pris conscience de l’ampleur du
problème de santé publique qui touche les villes et leurs banlieues. L’OMS a
spécifié des valeurs guide (concentrations en deçà desquelles les effets
sont nuls ou négligeables), représentant des objectifs à atteindre. Quant à
la France, elle a diminué considérablement ses émissions polluantes, grâce
entre autres à une plus grande sévérité de ses normes en la matière.
En conformité avec les directives CEE, un arsenal législatif et réglementaire
a été mis en place, relayé par des administrations réparties sur tout le
territoire (DRIRE, Agence de l’Environnement...). L’accent est mis sur une
surveillance de la qualité de l’air et une sensibilisation et une information
du public accrues. Ainsi des valeurs limites et des seuils d’alerte ont été
définis au niveau européen pour les principales substances et l’indice ATMO,
qui prend en compte les indicateurs SO2, NO2, O3
et PM, reflète de façon compréhensible et précise la qualité de l’air
pour un lieu et un moment donnés. Actuellement, on compte sur une limitation du
trafic en agglomération pour tenter de juguler les "pics" et limiter
leur durée : abaissement des vitesses autorisées, circulation interdite aux
véhicules les plus polluants...
Parmi les moyens locaux mis en oeuvre, signalons d’instauration de journées
sans voiture dans certaines villes de France et d’Europe. Il faudra
nécessairement du temps pour juger de l’efficacité de ces mesures. Quoi qu’il
en soit, la lutte contre la pollution atmosphérique n’est pas gagnée et la
réduction ou le maintien à un niveau tolérable des émissions polluantes de
toutes sources sera probablement l’un des grands enjeux, sinon le grand enjeu
universel des années 2000.
Cette lutte sera à double visage: maîtriser la pollution, et il appartiendra
à chacun, individu et entreprise, de se "responsabiliser" en tant que
citoyen et acteur économique avertis ; mieux connaître les effets de la
pollution sur la santé. Alimentées par des données toujours plus complètes,
de nouvelles études devraient permettre d’y parvenir.
résumé
de communication
dossier : pollution atmosphérique - études
expérimentales chez l'homme - évolution de la qualité de
l'air en Alsace
notes de lectures
Polluants atmosphériques : études expérimentales chez l’homme.
M.C. Kopferschmitt-Kubler, CAP Strasbourg
Pour comprendre les effets de différents polluants atmosphériques sur l'appareil respiratoire, on dispose d’études expérimentales et d’études épidémiologiques chez l'homme. Les études expérimentales chez l’homme ont permis d'identifier les substances nocives et de connaître leurs effets aigus sur la fonction respiratoire, ainsi que le seuil de déclenchement de ces effets. Par contre, les effets d'un polluant à long terme ne peuvent pas être évalués par ces études expérimentales.
Méthodes concernant les études
expérimentales
Sur le plan méthodologique on analyse
les répercussions fonctionnelles respiratoires après inhalation contrôlée
d'un polluant à une concentration donnée.
Différentes catégories de sujets peuvent être testées : sujets normaux,
sujets d'âge différent, fumeurs ou non fumeurs, patients asthmatiques et/ou
allergiques.
Très techniques, ces études nécessitent un système de génération du
polluant sous forme de gaz ou d'aérosol, le contrôle de sa concentration, un
système de ventilation et d'évacuation. Afin d’explorer les sujets, il est
également nécessaire d’avoir à sa disposition des appareils de mesure de la
fonction respiratoire ainsi que des bicyclettes ergométriques et/ou des tapis
roulants si on souhaite y associer une épreuve d’effort.
En raison de ces difficultés techniques, ces expositions contrôlées chez
l'homme ne font appel qu’à un petit nombre de sujets. Dans la majorité de
ces études, l'effet d'un seul polluant à la fois est observé.
Sur le plan physiopathologique on peut retenir différents mécanismes pouvant
être responsables des effets des polluants atmosphériques sur l’appareil
respiratoire:
Ces mécanismes sont très probablement associés et variables en fonction de chaque polluant.
Etudes avec le dioxyde de soufre (SO2)
Chez des sujets normaux, des
concentrations supérieures ou égales à 5 ppm (13350 µg/m³) peuvent
entraîner un syndrome obstructif. L'asthmatique est plus sensible au SO2, et
peut réagir à des doses égales ou supérieures à 1 ppm (2670 µg/m³).
Si le patient est exposé aux polluants conjointement à un exercice physique,
à une hyperventilation, ou à de l'air froid et sec il est plus sensible au SO2
et peut réagir à partir de 0,25 ppm, soit à 667 µg/m³ . Notons que le
seuil d'alerte pour la moyenne horaire est de
600 µg/m³. Sur le plan professionnel, la valeur limite d'exposition est de 5
ppm.
Etudes avec le dioxyde d'azote (NO2)
Différentes études rapportées dans
une méta-analyse montrent que l'hyperréactivité bronchique non spécifique
est majorée chez les sujets normaux après exposition à des concentrations de
NO2 supérieures à 1800 µg/m³.
Chez les sujets asthmatiques, une augmentation de l'hyperréactivité bronchique
après inhalation de dioxyde d’azote a été retrouvée de façon variable
selon les études, mais à des doses inférieures, de l’ordre de 180 à 510
µg/m³. Notons que le seuil d'alerte est de 400 µg/m³.
Etudes avec de l’ozone (O3)
De nombres études expérimentales
concernent les effets de l'ozone sur la fonction respiratoire de sujets normaux
et montrent de façon concordante une diminution progressive de la fonction
respiratoire au cours du temps d'exposition. Ces effets ont été démontrés à
partir d’une dose de 160 µg/m³, inhalée pendant plus de 6 heures, et
associés à un exercice modéré . Une augmentation de l'hyperréactivité
bronchique à la métacholine a été montrée pour une dose de 200 à 240
µg/m³. Selon les sujets, il existe une grande variabilité inter-individuelle,
mais la reproductibilité intra-individuelle de la réponse pulmonaire à
l'ozone est démontrée . Ces études ont également montré que les effets
observés sont dépendants de la dose inhalée, c’est-à-dire de la
concentration atmosphérique en O3 multipliée par la durée d’exposition.
Les études expérimentales chez les sujets asthmatiques montrent un
risque équivalent par rapport aux sujets normaux vis à vis de l'ozone.
Seule une étude de Kreith a pu montrer qu'une exposition à des concentrations
élevées d'ozone (820 µg/m³) avait un retentissement plus important sur la
fonction respiratoire chez les patients asthmatiques par rapport aux sujets
normaux .
Etudes effectuées, associant des tests de
provocation à l’allergène et des expositions aux polluants
En ce qui concerne l’ozone, une
exposition préalable à ce polluant suivie d’une exposition à un allergène
auquel le patient est sensibilisé, montre que ces patients, sans avoir
présenté de réaction à l’ozone vont accroître leur réaction à l’allergène,
témoignant d’une hypersensibilité à cet allergène lorsqu’ils ont été
préalablement exposés à l’ozone.
Etudes expérimentales réalisées chez
l'homme, concernant les particules de diesel
Plusieurs études expérimentales chez
l'animal ont montré une interaction entre les particules de diesel et la
sensibilisation allergique.
Chez l'homme sain, l'instillation de particules de diesel à des concentrations
correspondant à celles atteintes dans un environnement urbain, entraîne une
augmentation des IgE dans le liquide de lavage nasal, ainsi qu'une augmentation
du nombre de cellules produisant des IgE. Ces IgE sont les anticorps de l’allergie.
Des expérimentations identiques ont été effectuées chez des sujets
allergiques avec différents pollens, et ont montré qu’après provocation par
l'allergène spécifique associé à des particules de diesel, il y avait un
recrutement cellulaire au niveau du lavage alvéolaire, avec des cytokines de
type TH2 et une activité pro-inflammatoire. Ces travaux expérimentaux sont en
faveur du rôle favorisant des particules de diesel dans la sensibilisation aux
allergènes.
Conclusion
Les études expérimentales réalisées
chez l'homme sont complémentaires aux études épidémio-logiques. Elles
permettent de comprendre les mécanismes d'action des principaux polluants et
visent à mieux connaître leurs seuils de déclenchement des effets aigus sur
l'appareil respiratoire.
résumé
de communication
dossier : pollution atmosphérique - études
expérimentales chez l'homme - évolution de la qualité de l'air en Alsace
notes de lectures
Evolution de la surveillance de la qualité de l'air et prise en compte des enjeux sanitaires
A. Target Alain, Directeur ASPA, Strasbourg
L'ASPA (Association pour la Surveillance et
l'étude de la Pollution atmosphérique en Alsace) a été créée en 1979 dans
un contexte de pollution à dominante industrielle. Elle gère aujourd'hui, du
bord du Rhin jusque sur les hauteurs des Vosges, un réseau régional de
surveillance de la qualité de l'air composé d'une trentaine de stations
urbaines, industrielles et rurales.
Au total près de 100 analyseurs mesurent en continu 24h sur 24 le dioxyde de
soufre, les poussières, les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone, le plomb,
l'ozone, la radioactivité dans l'air ainsi que des paramètres
météorologiques.
Depuis 1991, l'ASPA dispose également d'un véhicule laboratoire capable de
mesurer en continu la plupart des polluants évoqués ci-dessus et de prélever
pour analyse spécifique des métaux lourds, du chlorure d'hydrogène et des
composés organiques volatils légers comme le benzène, ou lourds comme le
benzo(a) pyrène.
La mise en place progressive d'une plate-forme de modélisation de la qualité
de l'air intégrant les émissions et les immissions vise à répondre aux
demandes de plus en plus nombreuses de diagnostics et pronostics de la qualité
de l'air.
La planification commencée à Strasbourg dans le cadre du plan transfrontalier
de protection atmosphérique Strasbourg/Kehl s'étendra à la région par
l'élaboration d'un Plan Régional de Qualité de l'Air (prévue par la Loi sur
l'Air).
A moyen terme, le projet d'analyse transfrontalière de la qualité de l'air
dans le Rhin supérieur (cadastre des émissions, des immissions et analyse des
causes) réalisé dans le cadre du programme communautaire INTERREG II
constituera à l'horizon 2000 un outil attendu et précieux tant pour
l'expertise à petite échelle que pour les diverses planifications à plus
grande échelle.
Une collaboration interrégionale rapprochée avec les homologues de Lorraine,
de Franche-Comté, de Bourgogne et de Champagne-Ardenne vise à favoriser des
économies d'échelle en métrologie, assurance qualité et analyse
d'échantillons.
Le prolongement des programmes nationaux de recherches PRIMEQUAL déjà engagés
continueront de mobiliser l'ASPA pour :
Tableau I
Equivalence pour les principaux polluants des concentrations
en poids/volume et volume/volume (à 20°C-760 mmHg).
|
Polluants |
Equivalences |
|||||
|
ppm* |
mg/m3 |
mg/m3 |
ppm* |
|||
|
ou |
ou |
|||||
|
ppb* |
µg/m3 |
ug/m3 |
ppb* |
|||
|
Monoxyde de carbone (CO) |
1 |
1,16 |
1 |
0,87 |
||
|
Monoxyde d'azote (NO) |
1 |
1,23 |
1 |
0,81 |
||
|
Dioxyde d'azote (NO2) |
1 |
1,90 |
1 |
0,53 |
||
|
Ozone (O3) |
1 |
1,99 |
1 |
0,50 |
||
|
Dioxyde de soufre (SO2) |
1 |
2,66 |
1 |
0,37 |
||
|
Benzène (C6H6) |
1 |
3,24 |
1 |
0,30 |
||
* ppm : partie par million en volume (mL/m3)
* ppb : partie par billion en volume (µL/m3)
Tableau II
évaluation de la contribution (%) des transports routiers par
rapport aux émissions totales anthropiques en 1995.
|
Polluant indicateur |
Source CITEPA |
Selon Meyronneinc |
|
Dioxyde de soufre |
13 |
10 |
|
Oxydes d'azote |
63 |
57 |
|
Composés organiques volatils non méthaniques |
42 |
42 |
|
Monoxyde de carbone |
59 |
60 |
|
Dioxyde de carbone |
28 |
28 |
|
Particules |
33 (sous réserve) |
44 |
CITEPA : Centre interprofessionnel technique d'étude de la pollution atmosphérique
Tableau III
Avantages (+) environnementaux des
|
Caractéristiques |
Motorisation |
| Consommation de carburant et émisssions de dioxyde de carbone |
D+ |
Emissions
|
D++
D+ D+ Ec+ Ec++ D+ Ec+ Ec+ D++ |
| Participation à la formation d'ozone troposphérique |
D++ |
D'après B. Festy et W. Dab, EMC, 1999.
résumé
de communication
dossier : pollution atmosphérique - études
expérimentales chez l'homme - évolution de la qualité
de l'air en Alsace
notes de lectures
NOTES DE LECTURE
R. Garnier, CAP de Paris
Un nouveau champignon supérieur toxique a été récemment découvert en Allemagne. Un enfant de 7 ans a présenté des vomissements, des douleurs abdominales et des sensations vertigineuses,12 heures après avoir mangé quelques cuillerées de Hapalopilus rutilans, champignon lignicole que ses parents avaient confondu avec la langue de boeuf (Fistulina hepatica). Il a émis des urines violettes. Les jours suivants sont apparus une cytolyse hépatique, une insuffisance rénale modérée et des troubles neurologiques (ataxie, somnolence, troubles visuels, modification de l'EEG). Il a complètement guéri en 3 semaines. Les mêmes effets ont été observés chez le rat après l'administration d'acide polyporique, une substance dihydroxyquinonique extraite de H. rutilans (Kraft et al. Arch. Toxicol. 1998 ; 72 : 711-721).
Une perfusion unique de 90 mg de pamidronate
en 4 heures a permis de normaliser en 24 heures la calcémie (210mg/l à
l'admission) d'une femme de 77 ans intoxiquée par la vitamine D.
Le traitement initial par réhydratation et furosémide avait entraîné la
décompensation d'une insuffisance cardiaque (Lee
et Lee. J. Toxicol. Clin. Toxicol. 1998; 36 : 719-721).
Une équipe taïwanaise rappelle utilement, dans un article récent analysant rétrospectivement 159 cas personnels, que la pancréatite est une complication des intoxications par les organo-phosphorés qui n'est pas exceptionnelle. Comme elle résulte de l'hypersécrétion exocrine et de l'augmentation du tonus de la musculature lisse des canaux excréteurs qui sont des effets muscariniques, elle est prévenue par l'administration d'atropine (Lee et al. J. Toxicol. Clin. Toxicol. 1998; 36 : 673-681).
L'administration répétée de fortes doses de théophylline (75-400 mg/kg/j) a induit une périartérite mésentérique chez le rat. Cet effet n'a pas été observé aux doses inférieures ou égales à 50mg/kg. Il avait déjà été signalé avec la caféïne et d'autres vasodilatateurs (Nyska et al. Arch. Toxicol. 1998; 72 : 731-737).
Editorial
- résumé de communication
dossier
: pollution atmosphérique - études expérimentales
chez l'homme - évolution de la qualité de l'air en
Alsace
notes de lectures